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Arjowiggins : Les salariés vont manifester contre une mise aux enchères

08 octobre 2019 à 18h00 Par Clovis Canivenc
Une vente aux enchères du papier de l'usine Arjowiggins de Bessé-sur-Braye a lieu ce mercredi.
Crédit photo : Capture d'écran | Google Maps

Pour empêcher la vente aux enchères, ce mercredi du papier encore présent sur le site d’Arjowiggins à Bessé-sur-Braye (Sarthe), l’intersyndicale de la papeterie et l’association Action citoyenne appellent à une manifestation devant l’usine.

C’est une nouvelle étape dans le processus de liquidation du site d’Arjowiggins à Bessé-sur-Braye (Sarthe), prononcée le 22 mars dernier par le tribunal de commerce de Nanterre. Le papier, encore présent sur le site, doit être mis aux enchères, ce mercredi à 10h30.

3 500 tonnes de papiers à vendre

Plus de 3 500 tonnes de papiers et de pâte à papier sont à vendre. La liste est d’ailleurs disponible sur le site internet du commissaire-priseur. Une vente aux enchères que l’intersyndicale de la papeterie n’accepte pas. Appuyés par l’association Action citoyenne, les salariés ont décidé d’une action commune pour bloquer la cession de la pâte à papier. Dans un communiqué, Action citoyenne appelle « habitants, ex-salariés, ex-intérimaires, retraités d’Arjo, commerçants, artisans, PME et les élus avec leurs écharpes » à venir manifester devant l’usine à partir de 9h.

Un délai supplémentaire de 3 mois ?

Cette action symbolique du collectif inaugure surtout « un engagement commun » des deux organisations pour relancer l’activité de l’usine. Ces tonnes de papier, qui s’apprêtent à être vendues aux enchères, pourraient donc servir en cas de redémarrage de la papeterie. L’intersyndicale et Action citoyenne demande ainsi un report de trois mois de l’échéance de la liquidation, prévue le 31 octobre. Selon le communiqué, « plusieurs études de projets sont en cours, des financements avaient été promis, mais tardent à arriver ».

Sur l’autre usine sarthoise d’Arjowiggins, à Saint-Mars-la-Brière, une vente aux enchères du papier avait rapporté plus de 400 000 €. Sur ce site, près de la moitié des emplois (116 salariés sur 262) ont été sauvés par l’entreprise CGMP (Comptoir général des matières premières), basée à Tuffé. A Saint-Mars-la-Brière, ce sont quelques 600 emplois qui ont été supprimés.