Covid-19 : partagez vos messages de soutien sur Alouette avec #unpeudamour -> en savoir plus
Infos

Autoroute entre Poitiers et Limoges : le dossier avance

24 février 2020 à 07h47 Par Arnaud Laurenti
Crédit photo : Archives

Le secrétaire d'État aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, a dévoilé vendredi les conclusions de la première étude portant sur le projet d'autoroute entre Poitiers et Limoges. L'A147 pourrait voir le jour d'ici une dizaine d'années.

Est-ce la fin d'un serpent de mer vieux de trente ans ? Le projet de 4 voies entre Poitiers et Limoges pourrait enfin aboutir. Si de nombreuses questions doivent encore être tranchées, notamment sur le financement du projet, les dernières réunions de travail ont semble-t-il permis de trouver un début de consensus.

Des élus locaux enfin d'accord ?

Les présidents des conseils départementaux ont participé à la réunion de travail organisée vendredi à Paris, en présence du secrétaire d'État aux Transports. La question de la desserte des communes le long de l'autoroute, qui doit passer par Bellac, a notamment été soulevée. Le projet prévoit huit sorties : à Mignaloux, Fleuré, deux à Lussac, une à Bussière-Poitevine, deux à Bellac, et une à Chamboret-Nantiat.

« C'est la réunion la plus constructive que nous ayons eue jusqu'à présent. Nous avons obtenu les garanties que nous demandions, à savoir une bonne desserte des villes et villages figurant sur le tracé, et le fait que l’éventuelle future autoroute capte bien la totalité du trafic poids-lourds », explique Jean-Claude Leblois, président du Conseil Départemental de la Haute-Vienne, au journal Le Populaire

La question du financement

Le coût estimé de cette autoroute est de 851 millions d'euros, dont l'investissement serait assuré à parts égales entre les concessionnaires d'un côté et l'État et les collectivités de l'autre. Les modalités du financement de ce projet font encore l'objet de négociations, notamment autour du montant qui devra être pris en charge par l'État et les collectivités (environ 400 millions d'euros).

La viabilité du projet repose également sur la mise en place d'un péage, à 13 centimes du kilomètre pour les voitures selon le barème avancé lors de la réunion de vendredi. Ce serait auour de 20 centimes du kilomètre pour les poids-lourds, mais rien n'est encore acté.

Une nouvelle réunion de travail est programmée mi-avril, en présence des intercommunalités. Le gouvernement devrait confirmer son accord sur le projet si les collectivités parviennent à un consensus sur la question du financement.

En cas d'accord, il faudra ensuite au moins 6 années d'études et encore 4 ans de travaux (sans compter les éventuels recours) pour voir l'autoroute sortir de terre.