Bisphénol B : le gouvernement reconnaît la substance comme perturbateur endocrinien

24 octobre 2019 à 9h56 par Arnaud Laurenti

En réaction à la publication d'une étude de l'Anses, les ministres de la Santé et de la Transition écologique et solidaire annoncent que la France engage la reconnaissance du Bisphénol B comme "substance extrêmement préoccupante".

ALOUETTE
La ministre de la Santé, Agnès Buzyn.
Crédit: Archives

L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) a conclu que le Bisphénol B présente des propriétés endocriniennes similaires à celles du Bisphénol A. Or, la substance est actuellement utilisée comme alternative au Bisphénol A et S dans plusieurs pays.

Éviter l'utilisation du Bisphénol B

Dans son communiqué, le gouvernement indique avoir engagé les procédures "permettant de reconnaître cette substance comme perturbateur endocrinien" afin d'éviter son utilisation comme substituant au Bisphénol A ou Bisphénol S. La décision repose sur les résultats de l'étude de l'Anses présentés le 17 octobre et qui concluent à une proximité des effets entre le BPB et le BPA, déjà reconnu comme perturbateur endocrinien.

La ministre de la Transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne, a engagé une procédure de reconnaissance de la substance à l'échelle européenne, afin d'éviter le développement de son utilisation par l'industrie. Cette reconnaissance obligera également les importateurs de produits contenant du Bisphénol B à mentionner sa présence (lorsque l'article contient plus de 0,1% de BPB).

L'ANSES doit se pencher sur 6 substances complémentaires en 2020, et en traiter 9 par an à partir de 2021.