Brest : Jean-Marie Bigard samedi avec les gilets jaunes

11 septembre 2020 à 6h39 par Marie PIRIOU

Jean-Marie Bigard se rendra sur un rond-point ce samedi près de Brest pour rencontrer des "gilets jaunes".

ALOUETTE
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L'humoriste Jean-Marie Bigard se rendra sur un rond-point ce samedi près de Brest, avant le spectacle qu'il donnera à Guipavas, pour rencontrer des "gilets jaunes". Dans une vidéo publiée jeudi sur Twitter, Jean-Marie Bigard annonce qu'il n'ira pas manifester à Paris aux cotés de Jérôme Rodrigues, qui a assimilé les policiers à une "bande de nazis". "Je dis que non, je ne peux pas samedi défiler aux côtés d'un mec qui traite la police de nazis. Je suis un ami de la police aussi bien que je suis un ami des gilets jaunes, ça n'est pas du tout contradictoire", explique-t-il dans sa vidéo avant d'annoncer qu'il ira à Brest où il trouvera "bien un petit rond-point là-bas pour boire un canon avec ses amis les gilets jaunes".

Un pas de plus vers l'élection présidentielle

"Mon avion arrive à Brest à 18H20 et j'irai à un endroit où il y a des gilets jaunes car ce n'est pas parce que je me désolidarise de Jérôme Rodrigues que je suis désolidarisé du peuple, des gens les plus démunis, des gilets jaunes en général", a-t-il expliqué à l'AFP. Concernant ses ambitions pour l'élection présidentielle de 2022, Jean-Marie Bigard a confirmé qu'il était candidat tout en reconnaissant que l'échéance était encore lointaine. "Je vais le redire samedi, je suis candidat depuis un moment, je suis avec le peuple mécontent", indique-t-il. "Nous sommes dirigés par des gens complètement incompétents qui nous ont fait mensonge sur mensonge lors de cette crise sanitaire et qui devraient tous être virés", a-t-il ajouté. Aux gilets jaunes, il expliquera "qu'il ne faut pas lâcher le morceau" et qu'il faut "continuer le combat, pacifiquement et puissamment pour pouvoir bouffer, manger à sa faim".

Concernant ses motivations en tant que candidat, Jean-Marie Bigard explique qu'il veut défendre "tous les gens qui en chient". "Il y a 9 millions de personnes en France qui claquent du bec et peinent à joindre les deux bouts dès le 2 du mois dans le 7e pays le plus riche du monde". "Je m'attends au pire, je n'ai que des coups à prendre. Je suis dans le don de ma personne. Les autres se gavent avec l'argent du peuple", a-t-il ajouté.

(Avec AFP)