Charente-Maritime : un homme de 44 ans écroué pour le meurtre de son ex-compagne

11 juin 2020 à 6h20 par Arnaud Laurenti

Un homme de 44 ans, libéré de prison depuis le 2 juin, a été mis en examen par un juge d'instruction de La Rochelle pour le meurtre de son ex-compagne et placé en détention provisoire, a annoncé mercredi soir le procureur de La République.

ALOUETTE
Crédit: Archives

Cet homme, de nationalité macédonienne, est suspecté d'avoir tué son ancienne compagne, Barbara Besey, 47 ans, après un rendez-vous fixé dimanche pour récupérer des clés. Condamné pour des délits routiers, il bénéficiait d'une libération conditionnelle.

Interpellé sur le parking du commissariat

En garde à vue, il a reconnu qu'"il avait perdu tout contrôle et avait frappé son ancienne compagne avec un marteau avant de l'étrangler avec sa ceinture" dans l'appartement de Périgny (Charente-Maritime) qu'ils avaient occupé au cours de leur relation de près de quatre ans, a détaillé le procureur de La Rochelle Laurent Zuchowicz dans un communiqué. Le suspect n'était pas sous l'emprise de l'alcool et de stupéfiants.

À l'issue de ses auditions, il a été présenté mercredi à un juge d'instruction qui l'a mis en examen pour "meurtre par ex-concubin".

Les deux quadragénaires avaient "convenu d'un rendez-vous" afin qu'elle puisse récupérer des clés, mais la femme ne donnant plus de nouvelles, sa "disparition inquiétante" avait été signalée le lendemain au commissariat de La Rochelle.

Son corps sans vie avait été découvert dans l'après-midi du lundi dans l'ancien appartement conjugal.

Peu de temps après, l'ex-compagnon avait été interpellé, ivre, dans sa voiture stationnée sur le parking du commissariat.

Sorti de prison quelques jours plus tôt

Condamné à 19 reprises entre 2002 et 2019, principalement pour des délits routiers mais aussi pour violences aggravées, il venait de purger trois condamnations pour des infractions routières, pour un total de 8 mois de prison, au centre pénitentiaire de Poitiers-Vivonne. Bénéficiant d'une "libération conditionnelle un mois avant" sa fin de peine, il avait quitté l'établissement le 2 juin.

"La victime lui avait annoncé qu'elle mettait un terme à leur relation (...) et qu'elle venait de rencontrer une autre personne, mais elle avait tout de même été le chercher à la prison", selon le procureur.

"Vivant très mal cette situation", l'homme s'était rendu le 4 juin chez le nouveau compagnon, et s'était montré "véhément", a-t-il encore relaté.

L'AFP a recensé 29 féminicides présumés depuis le début de l'année. En 2019 selon un décompte de l'AFP, au moins 126 femmes ont été tuées par leur compagnon ou ex, soit une femme tous les trois jours en moyenne.

(avec AFP)