Charente : Un repreneur en moins pour la Manufacture Charentaise

29 octobre 2019 à 15h44 par Clovis Canivenc

Les Tricots Saint-James, repreneur éventuel pour la Manufacture Charentaise, en redressement judiciaire depuis juillet 2019, ont retiré leur offre de reprise. Un seul repreneur serait encore en lice.

ALOUETTE
Les locaux de la Manufacture Charentaise, qui emploie plus de 100 salariés.
Crédit: Capture d'écran | Google Maps

C’est un coup dur pour la Manufacture Charentaise. En redressement judiciaire depuis juillet 2019, la dernière fabrique de pantoufle en Charente a vu un de ses repreneurs potentiels jeter l’éponge.

108 emplois concernés

Les Tricots Saint-James, par la voix de son PDG Luc Lesénécal, ont annoncé qu’ils retiraient leur offre de reprise. C’était pourtant celle qui offrait le plus de garanties sur la reprise des emplois. En effet, Saint-James avait promis de conserver 38 des 108 salariés. « Je peux simplement confirmer que je retire mon offre de rachat de La Manufacture Charentaise », a confirmé Luc Lesénécal à l’AFP, sans s’épancher sur le sujet.

Une seule offre de reprise ?

Jusqu’alors trois candidats étaient en lice pour la reprise de l’entreprise basée à Rivières, près de La Rochefoucauld. Il n’en resterait désormais plus qu’un. Selon Sud-Ouest, Thierry Le Guénic et Stéphane Collaert, duo d’investisseurs parisiens, auraient également retiré leur offre.

Le dernier potentiel repreneur se nomme Pascal Becker, ancien cadre supérieur du groupe suisse Givaudan (parfums et arômes). Il a assuré vouloir conserver le maximum d’emplois.

La Manufacture Charentaise, présidée par Renaud Dutreuil ancien ministre du gouvernement Raffarin, s’est installée en 2018 à la suite du regroupement de quatre fabricants historiques des chaussons charentais. Mais elle n’a jamais pu trouver sa place sur le marché, la faute à des problèmes de direction et de « mauvais choix de commercialisation », selon une source proche du dossier.

Selon une source syndicale, le tribunal de commerce d'Angoulême doit se réunir le 7 novembre. L’activité sur le site sera elle maintenue jusqu’au 16 janvier 2020 dans tous les cas.