Covid-19 : Olivier Véran n'écarte pas un possible reconfinement

22 janvier 2021 à 7h18 par Arnaud Laurenti

Si la situation empirait, notamment avec un développement du "variant anglais" du virus, "nous pourrions être amenés à prendre des mesures plus dures, ça peut aller jusqu'à un confinement si la situation devait l'exiger", a répété le ministre de la Santé Olivier Véran au 20 heures de TF1.

ALOUETTE
Crédit: Capture écran | TF1

"Nous n'en sommes pas là aujourd'hui", a assuré le ministre, souhaitant "donner sa chance de fonctionner" au couvre feu désormais avancé à 18 heures sur tout le territoire et qui a permis une baisse de l'incidence épidémique dans les 15 départements où la mesure a été appliquée dès début janvier.

Les tests aux frontières pour les européens

L'inquiétude n'en est pas moins très présente et le président Emmanuel Macron a annoncé jeudi soir que la France exigera, à partir de dimanche, un test PCR négatif réalisé 72 heures avant le départ pour la plupart des voyageurs européens voulant entrer sur son territoire, "hors voyages essentiels".

Tous les Français vaccinés à la fin de l'été ?

Olivier Véran a également défendu la campagne de vaccination, élargie en début de semaine à tous les plus de 75 ans, et qui a connu beaucoup de difficultés. Après les sites internet et lignes d'appel téléphonique saturés pour les prises de rendez-vous, plusieurs régions ont enregistré des déprogrammations de vaccinations, parfois jusqu'en mars, faute d'un approvisionnement suffisant.

Il a salué la "mobilisation" générale et assuré que 500.000 nouveaux rendez-vous allaient être proposés mardi pour la période "entre le milieu et la fin du mois de février".

Le ministre a également fixé l'objectif de vacciner 70 millions de personnes d'ici fin août et appelé les Français à renforcer les gestes barrières, notamment en n'utilisant plus de masques faits maison, jugés insuffisamment filtrants face aux nouveaux variants.

Fini les masques artisanaux

"Le HCSP (Haut conseil de la santé publique) recommande aux Français, et c'est la recommandation que je leur fais également, de ne plus utiliser le masque artisanal qu'on a fabriqué chez soi", a déclaré Olivier Véran, qui demande d'éviter également les masques industriels en tissu les moins filtrants (dits "de catégorie 2").

Le décret où figurent ces dispositions, ainsi que l'avis du HCSP sur lequel il s'appuie, doivent être publiés ce vendredi matin, a précisé le ministère de la Santé.

Désormais, seuls trois types de masques devront donc en principe être portés dans l'espace public, même s'il sera difficile de s'assurer en pratique du respect de cette consigne: les masques chirurgicaux (issus du monde médical, avec une face bleue et une face blanche), les FFP2 (les plus protecteurs) et les masques en tissu industriels dits "de catégorie 1".

Les masques en tissu de catégorie 1 (ou UNS1, pour "usage non sanitaire 1") filtrent 90% des particules, contre 70% pour la catégorie 2 (UNS2), selon des normes élaborées par l'Afnor.

Les masques chirurgicaux, eux, filtrent au moins 95% des particules de 3 micromètres. Enfin, les FFP2 bloquent 94% des aérosols, les particules les plus fines (autour de 0,6 micromètre).

(avec AFP)