Covid-19 : vers un statut pour les enfants des soignants décédés lors de la crise ?

27 mai 2020 à 6h43 par Bastien Bougeard

L'Assemblée nationale a voté ce 27 mai une résolution proposant la création d’un statut spécifique pour les enfants des soignants décédés pendant la crise sanitaire. Elle a été défendue dans l’hémicycle par le député de l’Indre François Jolivet.

ALOUETTE
Les députés souhaitent qu'un statut soit établi sur le modèle des pupilles de la Nation.
Crédit: JumpStory

Le député de l’Indre François Jolivet a présenté ce mardi 26 mai une résolution invitant le gouvernement à réfléchir à la création d’un statut spécifique pour les enfants des soignants décédés lors de la crise sanitaire de la Covid-19. Ce statut se baserait sur le modèle des pupilles de la Nation.

Une protection matérielle et morale

Cette résolution a été adoptée à l’unanimité. François Jolivet a souligné que le statut de pupille de la Nation, né après la Première Guerre mondiale, avait déjà été étendu à plusieurs reprises, notamment aux personnes victimes de terrorisme. Ce statut offre aux enfants concernés une protection matérielle et morale particulière exercée par l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG). Elle se caractérise par un accompagnement de l’enfant au cours de la scolarité ou lors de la recherche d’un premier emploi. Même si tous ont apporté leur appui, certains élus d'opposition, notamment du PCF, ont plaidé pour faire plus pour les soignants ou pour étendre ce statut aux enfants de tous les salariés "actifs dans cette séquence tragique" qui ont perdu la vie.

Le nombre de familles concernées n’est pas connu

"Nous ne connaissons pas précisément le nombre de familles concernées", a relevé M. Jolivet. Le secrétaire d'Etat à la Protection de l'enfance Adrien Taquet a indiqué que le gouvernement examinerait cette résolution "avec gravité". Il travaillera : "dans les prochaines semaines à la garantie des droits pour les enfants de soignants décédés" de la Covid-19, sur le modèle qui sera adapté du statut des pupilles de la Nation. "Le gouvernement s'engage à faire des propositions en ce sens", a-t-il ajouté.

(avec AFP)