Fête sauvage au sud de Rennes : un organisateur présumé présenté au Parquet ce lundi

4 janvier 2021 à 6h21 par Marie PIRIOU

La garde à vue d'un des organisateurs présumés de la fête sauvage qui a rassemblé quelque 2.500 personnes au Nouvel An près de Rennes a été prolongée dimanche et il sera déféré ce lundi devant le parquet de Rennes qui demandera son placement en détention provisoire.

ALOUETTE
Crédit: Archives

La personne dont la garde à vue a été prolongée est l'un des deux hommes interpellés samedi à Iffendic (Ille-et-Vilaine), a précisé le procureur de la République de Rennes Philippe Astruc dans un communiqué. Né en 1998 et sans antécédent judiciaire, "il sera déféré lundi au parquet de Rennes" où sera ouverte une information judiciaire. "Afin de préserver les investigations à venir, des réquisitions de placement en détention provisoire seront soutenues", a souligné le procureur.

Accusé d'avoir envoyé l’adresse de la fête géante à plus de 1.000 personnes

Interpellé dans le cadre de l'enquête visant à identifier et rechercher les organisateurs, il indique "avoir été un simple participant et avoir été autorisé à titre exceptionnel à mixer par les organisateurs" mais "ses propos démentant toute implication en tant qu'organisateur sont contredits notamment par les éléments de téléphonie". Selon le magistrat, l'enquête a révélé "l'envoi à plus de 1.000 personnes du lieu exact d'implantation de la rave party le jeudi 31 décembre en fin d'après-midi" et "son téléphone portable borne à Lieuron le 31 décembre en début d'après-midi (moment où le matériel était installé sur les lieux en toute discrétion)".

D'autres organisateurs ?

Selon Philippe Astruc, "les investigations permettent d'indiquer qu'il n'est pas le seul organisateur de cette free party". Les investigations se poursuivent "afin d'identifier et interpeller l'ensemble des organisateurs de ce rassemblement illégal", ajoute le procureur. Le second homme interpellé à Iffendic a été remis en liberté et "sera poursuivi par ordonnance pénale délictuelle pour usage de stupéfiants".

Les six autres personnes interpellées samedi lors des contrôles opérés à la suite de la dispersion de la fête ont également toutes été remises en liberté. Les gardes à vue de trois consommateurs de produits stupéfiants ont donné lieu "aux suites habituelles en matière d'usage". La garde à vue d'un quatrième "pour le recel de vol d'une mallette de la gendarmerie se trouvant dans le véhicule incendié et port d'arme de catégorie D (un cutter) a donné lieu à une convocation devant le tribunal correctionnel de Rennes", a détaillé M. Astruc. Deux conducteurs, détenteurs de matériel de sonorisation et d'un groupe électrogène (de faible puissance) ont également été relâchés, "aucune infraction ne pouvant en l'état être caractérisée après vérification", souligne le magistrat.

(Avec AFP)