L214 épingle un nouvel élevage porcin dans le Finistère

21 novembre 2019 à 8h26 par Arnaud Laurenti

L'association de défense des animaux a diffusé une nouvelle vidéo choc tournée dans un élevage de cochons du Finistère, affilié au groupe Triskalia. La vidéo est commentée par le photographe Yann Arthus Bertrand.

ALOUETTE
Crédit: L214

Les images ont été tournées en septembre dernier dans un important élevage du Finistère, situé sur la commune de Dirinon.

Plusieurs milliers de cochons

La ferme géante a l'autorisation d'élever 800 truies reproductrices et d'engraisser 8000 cochons, indique L214 dans un communiqué. Selon l'association, les locaux se trouvent dans "un état d'hygiène déplorable", où les enclos sont "crasseux", les déjections s'accumulent et où "les cadavres jonchent le sol" parfois dans un état avancé de putréfaction au milieu des animaux vivants.

De nombreux antibiotiques sont utilisés dont certains seraient classés d'importance critique par l'Organisation Mondiale de la Santé, affirme L214. L'association indique qu'elle va porter plainte "pour mauvais traitement et sévices graves sur animaux" auprès du procureur de la République de Brest.

La coopérative Triskalia va procéder à des vérifications

Tout en dénonçant "le mode opératoire" de l'association, la coopérative Triskalia, sollicitée par l'AFP, estime que les "animaux blessés auraient clairement dû être séparés des autres dès les premiers signes et soignés dans l'infirmerie prévue à cet effet".

Elle assure cependant que les faits dénoncés "ne reflètent en rien la réalité des élevages au quotidien". Néanmoins, elle indique qu'elle va "procéder à toutes les vérifications nécessaires concernant cet élevage". Triskalia compte 16.000 agriculteurs adhérents et 4.800 salariés.

La préfecture du Finistère a fait savoir à l'AFP qu'elle ne commentait pas "au cas par cas" les vidéos de l'association, renvoyant vers un communiqué diffusé dimanche dans lequel le préfet rappelle que "de nombreux contrôles sont diligentés dans les élevages par les services de l'Etat".

Au cours des cinq dernières années, les élevages finistériens ont été la cible d'organisations antispécistes à dix reprises, rappelle la préfecture.

(avec AFP)