La Justice valide un projet de parc éolien dans une forêt du Morbihan

7 mars 2019 à 10h05 par Rédaction Alouette

<p>La cour d'appel administrative de Nantes a autorisé le projet, qui prévoit l'installation de 16 éoliennes en forêt de Lanouée.</p>

ALOUETTE

La cour d'appel administrative de Nantes a autoris� un projet de parc �olien dans le Morbihan, en for�t de Lanou�e, cassant une d�cision du tribunal administratif de Rennes datant de 2017.

 

16 �oliennes en pleine for�t

Dans sa d�cision en date du 5 f�vrier, la cour annule un jugement du tribunal administratif de Rennes, qui remonte au 7 juillet 2017.

Ce jugement de premi�re instance annulait les permis de construire d�livr�s en f�vrier 2014 par le pr�fet du Morbihan de 16 �oliennes en for�t de Lanou�e, deuxi�me massif forestier breton. Suivant l'avis du rapporteur public et du juge des r�f�r�s, le tribunal invoquait la richesse �cologique du milieu et les dimensions "hors d'�chelle" du projet.

Le parc �olien, port� par la soci�t� Les Moulins de Lohan, filiale du groupe canadien Boralex, vise � construire 16 �oliennes de 185 m�tres de haut et d'une emprise au sol de 16 hectares, soit 0,4% des 3.800 hectares de la for�t, pour un p�rim�tre total de 331 hectares et une puissance install�e de 50 MW.

Pour Me S�bastien Collet, qui d�fend des riverains et la Soci�t� pour la protection des paysages et de l'esth�tique de la France (SPPEF), cette d�cision va entra�ner un "v�ritable d�sastre �cologique". L'avocat fait observer qu'au total, avec ces 16 �oliennes suppl�mentaires, il y aura plus de 70 �oliennes dans un rayon d'une dizaine de kilom�tres dans ce secteur.

"C'est une d�ception. Ce que nous contestions, ce ne sont pas les �oliennes mais le choix de leur implantation dans ce massif forestier (...) C'est une d�cision qui n'est pas en faveur de la protection du milieu naturel", a d�clar� Romain Ecorchard, juriste en charge du dossier au sein de l'association Bretagne Vivante.

Les opposants ont deux mois pour d�poser un �ventuel pourvoi devant le Conseil d'Etat mais ce pourvoi n'est pas suspensif et les travaux pourraient donc reprendre librement.

 

(avec AFP)