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Les apiculteurs demandent un meilleur étiquetage du miel

15 June 2019 à 08h19 Par Rédaction Alouette

Une pétition en ligne a été lancée pour demander au gouvernement que l’origine du miel soit obligatoirement inscrite sur les étiquettes.

80% du miel vendu en France est importé et un tiers n?est pas conforme à la réglementation. C?est sur ce constat que l?Union nationale de l?apiculture française (Unaf), le Syndicat national de l?apiculture, la Fédération française des apiculteurs professionnels, avec la Confédération paysanne et Agir pour l?environnement ont lancé une pétition en ligne.

Les apiculteurs demandent au gouvernement de mettre en place une réglementation qui permette un étiquetage transparent des pots de miel. Aujourd?hui, seule la mention "Origine UE" (ou non UE) est obligatoire, ce qui maintient le flou dans la composition des miels, selon Frank Alétru, apiculteur en Vendée à Saint-Laurent-de-la-Salle et président du Syndicat National de l?Apiculture : « Il y a des miels qui ne sont pas du tout du miel ou des miels de mélange dont on ne connaît pas la composition. Ce sont des miels, chinois, indien, argentin ou encore ukrainien. Il y a des mélanges et des adultérations avec des sirops parfois très difficiles à détecter aux analyses, et qui trompent le consommateur. »

L'exemple espagnol

Aujourd?hui, les apiculteurs regrettent que l?étiquetage obligatoire de l?origine du miel, promis par le gouvernement en 2017, ait été reporté plusieurs fois. « Nous demandons que la réglementation impose que le nom du ou des pays d?origine du miel soit mentionné clairement dans un ordre décroissant et avec les pourcentages », affirme Frank Alétru.

Une mesure que l?Espagne est sur le point de mettre en place. En Europe, l?Italie et la Grèce ont aussi renforcé les obligations sur l?étiquetage des pots de miel.

Privilégier le miel local

La meilleure solution pour avoir du miel composé exclusivement de miel et d?origine française, c?est encore d?en acheter directement à un apiculteur, recommande Franck Alétru : « Celui-là il est clair et bien mentionné et si vous avez un apiculteur près de chez vous, faites-le vivre, faites-le travailler, c?est l?économie de proximité. Et puis ce sont des abeilles qui fécondent les fleurs de notre région qui donnent nos fruits et nos graines ». Le prix sera un peu plus élevé, mais la qualité au rendez-vous.

 

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Frank Alétru, apiculteur en Vendée et président du Syndicat National de l'Apiculture