Limoges bientôt à 30 km/h

15 janvier 2021 à 18h05 par Thierry Matonnat

La ville de Limoges a lancé une concertation publique sur le passage à 30 km/h dans sa partie « intra-périphérique », c’est-à-dire au milieu de la ceinture des boulevards. Les habitants avaient jusqu'à aujourd'hui pour donner leur avis.

ALOUETTE
Le passage de Limoges à 30 km/h vu par le Conseil Municipal des Enfants
Crédit: Ville de Limoges

C’était une promesse de campagne du Maire de Limoges, Emile Roger Lombertie : étendre le 30 km/h de l'hyper-centre jusqu’aux boulevards ceinturant la ville.

Une ville plus apaisée

Les objectifs sont louables : faire de Limoges une ville plus apaisée, avec moins de voitures, moins d’accidents, réduire la pollution et redistribuer l’espace public.

Cette volonté s'inscrit dans le prolongement de la journée sans voiture qui se déroule depuis 3 ans en centre-ville à l'initiative du Conseil Municipal des Enfants.

La ville de Limoges avec la communauté urbaine Limoges Métropole a étudié et structuré un plan de déplacement urbain et un schéma des mobilités qui prévoient un report modal de l’ordre de 10 %. Pour y parvenir, il faut que les usagers préfèrent utiliser d’autres modes de déplacement que la seule voiture individuelle, explique Jean-Marie Lagedamont, adjoint à la voirie, à la circulation et aux réseaux de transports.

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Expérimentation dès le printemps

Forcément, une telle décision peut générer de l’inquiétude, c'est pourquoi la municipalité a lancé une phase de concertation via son site internet limoges.fr, son bulletin municipal et un service téléphonique. Après la consultation, une synthèse sera réalisée, son contenu sera rendu public et l'expérimentation pourra être mise en place dès le printemps estime Jean-Marie Lagedamont.

Moins d'accidents

La municipalité met en avant les différents avantages du passage à 30 km/h : une amélioration de la qualité de vie mais sutout une sécurité accrue grâce à un meilleur partage de l’espace public piétons - véhicules motorisés. Jean-Marie Lagedamont explique que 50 % d’accidents pourraient être évités et que le risque d’accident grave pour un piéton est 9 fois moins important à 30 Km/h. 

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