Marine Le Pen à Nantes: des autocars pris pour cible en marge du meeting

26 février 2017 à 15h02 par Rédaction Alouette

ALOUETTE

Plusieurs autocars transportant des militants du Front national ont �t� pris pour cible dimanche par des manifestants hostiles � la venue de Marine Le Pen � Nantes, peu de temps avant le d�but de son meeting.

Une cinquantaine de militants anti-FN s'en sont pris � des bus transportant des �lus et militants du parti d'extr�me droite sur la route nationale N137 reliant Rennes � Nantes.

Ils r�pondaient � un appel � organiser une op�ration escargot pour "nasser le Z�nith", o� se tient le meeting de Marine Le Pen.

Selon une source polici�re, "des zadistes ont enflamm� des pneus sur la route. Ils sont une cinquantaine � tourner autour du dispositif policier. Deux bus ont �t� cibl�s".

L'un des autocars a �t� recouvert de peinture, avant d'�tre escort� jusqu'au Z�nith par des camionnettes de gendarmerie. La circulation a �t� momentan�ment bloqu�e sur la N137 reliant Rennes � Nantes dans les deux sens. Des pompiers sont �galement intervenus pour ma�triser un d�part de feu.

"Trois bus, deux venant de Rennes et un de Vitr� ont �t� attaqu�s. Il y avait un barrage, la voie �tait bloqu�e, et ils ont br�l� des pneus. On ne pouvait plus avancer (...) Moi j'appelle cela des sauvages", a d�clar� � l'AFP Emeric Salmon, conseiller r�gional FN de Bretagne.

"A 20 km avant d'arriver � Nantes, il y avait des jeunes qui �taient sur le c�t�, encagoul�s. Ils ont stopp� la circulation et se sont attaqu�s � moi et � mon coll�gue avec des b�tons et des barres de fer", a d�clar� � l'AFP la conductrice d'un des autocars, Alda Pereira. "Ils nous ont balanc� de la peinture comme vous pouvez le voir, et ils ont d�grad� le car, arrach� les balais d'essuie-glace."

"De loin, je croyais que c'�tait un accident. Parce que j'ai cru voir un triangle, et puis un peu de fum�e", explique Pascal Billot, 57 ans, un militant FN qui se trouvait � l'int�rieur de l'autocar venu de Rennes.

"Et quand on arrive dessus, en fin de compte, c'est pas du tout un accident. C'�tait bien pr�par� pour nous faire ralentir au d�part et nous faire arr�ter (...) Il n'y a pas eu d'agression physique. Ils �taient entre 40 et 50, deux groupes", poursuit-il.

Dans un communiqu�, le directeur de campagne de Marine Le Pen, David Rachline, a critiqu� un "ministre de l'Int�rieur aux abonn�s absents" face � ces violences, d�non�ant des "casseurs qui b�n�ficient d'une impunit� totale".

Jean-Christophe Cambad�lis, premier secr�taire du Parti socialiste, a critiqu� sur France 3 l'attitude de la pr�sidente du FN: "Marine Le Pen savait qu'il y aurait des incidents. C'est ce qu'elle cherche. Elle aurait d� annuler ce meeting et le faire ailleurs. Comme je l'avais d�cid� pour l'universit� d'�t� du PS qui devaient se tenir � Nantes".

Au moins une centaine de camions de CRS sont d�ploy�s aux abords du Z�nith. Aux ronds-points, les policiers proc�dent � des contr�les routiers.