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Moins de substances chimiques dans les couches pour bébés

02 juillet 2020 à 10h24 Par Alexandrine DOUET
Pour trois marques, les couches contiennent encore trop de substances potentiellement cancérogènes selon cette étude de la DGCCRF.
Crédit photo : Photo d'illustration | Pixnio

C’est ce qui ressort d’une enquête publiée ce jeudi par la Répression des fraudes.

Les taux de substances chimiques que contiennent certaines couches jetables pour bébés ont nettement diminué depuis une mise en garde en janvier 2019. « Des améliorations complémentaires sont toutefois attendues pour trois références » selon la DGCCRF.

« Aucun dépassement de seuils sanitaire constaté »

Selon cette étude réalisée par la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes, qui dépend de Bercy, aucun dépassement de seuils sanitaires n'a été constaté. « Ces constats confirment la nette amélioration de la qualité des références présentes sur le marché ».

« Aucun allergène ou résidu de pesticides n'a été retrouvé. Des diminutions des contaminations en dioxines et furanes, PCB-DL (composés chlorés) et HAP ont également été relevées, permettant de ne plus constater de dépassement de seuils pour ces substances » selon la même source.

Il s'agit d'une amélioration nette par rapport à janvier 2019, quand l'Agence de sécurité sanitaire Anses avait évoqué des "risques" à long terme pour la santé des bébés en raison de la présence de substances chimiques dans ces protections, conduisant le gouvernement à exiger des actions de la part des fabricants.

« Des améliorations complémentaires sont toutefois attendues pour trois références pour lesquelles la teneur mesurée en formaldéhyde dépasse 10% du seuil sanitaire », assure toutefois la DGCCRF. « La situation ne justifie pas d'ordonner le rappel des produits mais il est demandé aux opérateurs concernés d'approfondir sous six mois leurs diagnostics ».

Trois marques pointées du doigt

Concernant le formaldéhyde, les gammes Pampers Premium Protection, Marmailles Plus et Moina Zaza ont encore des efforts à faire. Le taux des deux premières est compris entre 10 et 25% pour cette substance tandis qu'il est même compris entre 25 et 50% pour la 3e marque, vendue exclusivement à Mayotte et fabriquée en Chine, assure le quotidien « Le Parisien ».

« Les traces ne viennent pas de nos couches mais de l'extérieur », se défend Antoine Giuntini, directeur de BabyCare chez Pampers. « L'Anses reconnaît que sur ce type de traces très infimes, il faut parfaire les analyses. Les composants peuvent aussi se retrouver dans l'air. Il y a une marge d'erreur possible ».

Seules six références sur 32 garantissent un taux de présence du formaldéhyde inférieur à 10%. Pour 23 d'entre elles, l'Anses ne peut exclure un dépassement au delà des 10%.

Enfin, cinq références sont complètement dans le vert pour huit familles de substances chimiques.

(Avec AFP)