#Nantes: 15 ans de réclusion pour actes de torture et de barbarie sur deux enfants

5 mars 2016 à 9h51 par Rédaction Alouette

ALOUETTE

La cour d'assises de Loire-Atlantique a condamn� vendredi soir � 15 ans de r�clusion criminelle et � une interdiction d�finitive du territoire fran�ais un Tunisien de 26 ans pour avoir frapp� de fa�on r�p�t�e en 2014 pr�s de Nantes les deux jeunes enfants de sa compagne.

Jihed Braiek comparaissait depuis mercredi � Nantes pour "actes de torture et de barbarie" pour avoir frapp� pendant pr�s de trois mois � coups de poings, avec des gants de boxe ou encore un tuyau d'arrosage, un fr�re et une soeur �g�s respectivement de huit et sept ans � l'�poque. Il comparaissait aussi pour des violences sur leur soeur a�n�e de 15 ans.

L'homme s'�tait mari� peu avant les faits avec la m�re, veuve, rencontr�e via un site de rencontres, et s'�tait install� � son domicile en f�vrier 2014.

Le 30 juin 2014, la petite fille �tait arriv�e � l'�cole avec un voile et une cagoule sous lesquels la directrice avait d�couvert que l'enfant avait le cr�ne ras� � blanc et que son visage �tait couvert d'h�matomes, cach�s sous du fond de teint.

Les m�decins ont constat� sur le corps de la petite fille quelque 70 l�sions (contusions ou h�matomes), sur celui de son fr�re, qui avait lui aussi eu le cr�ne ras�, 25.

"On aurait dit qu'ils sortaient d'un camp de concentration", a d�clar� lors du proc�s une p�diatre, responsable de l'unit� d'accueil des enfants en danger du CHU de Nantes.

La m�re des enfants s'est suicid�e peu apr�s la r�v�lation des faits, en juillet 2014.

"Il nous tapait partout. Un jour, j'ai saign� de la bouche et un jour de la dent. Et un jour aussi, il m'a cass� le nez. Des fois aussi, on fait de la boxe. Mais moi, je tape pas parce que j'ai pas envie d'en faire de la boxe. C'est pour �a qu'apr�s il tape. Au d�but, c'�tait un jeu. Mais apr�s, c'�tait plus un jeu", a expliqu� le jeune gar�on dans un t�moignage vid�o r�alis� par les enqu�teurs et diffus� lors de l'audience.

L'avocat de la d�fense, Lo�c Cabioch, a demand� aux jur�s "de d�passer la r�action instinctive, humaine et l�gitime que nous avons tous en voyant ces images. Vous devez vous interroger sur l'intention de l'accus� au moment des faits" .

"Oui, j'ai commis des violences, mais je ne voulais pas leur mal. J'�tais dans une bulle. Je ne pensais qu'� leurs �tudes, � leur bien", a d�clar� l'accus� devant la cour, �voquant pour sa d�fense sa d�pendance � l'alcool.

cor-gvy/jag

(AFP)