Nokia à Lannion : trois rendez-vous cette semaine, les syndicats espèrent des avancées

8 septembre 2020 à 4h02 par Marie PIRIOU

Le 22 juin dernier, la direction de Nokia avait annoncé la suppression de 1233 postes en France dont 402 à Lannion. Une annonce qui a fait l’effet d’un coup de massue pour les salariés bretons qui multiplient depuis les actions.

ALOUETTE
402 silhouettes doivent être fixées sur les grilles de l'entreprise Nokia à Lannion (22).
Crédit: DR Alouette

Trois rendez-vous importants cette semaine dans le dossier Nokia à commencer ce mardi par une réunion du comité social et économique central. Réunion qui se tiendra à Paris et qui devait avoir lieu initialement en Bretagne, à Lannion. Rappelons que le géant finlandais prévoit de supprimer 1233 postes en France dont 402 à Lannion. Cela correspond à plus de la moitié des effectifs actuels. "C’est d’une ampleur qu’on n’a jamais connue et cela remet même en cause l’existence de Lannion. Si ce plan se met en œuvre comme prévu, à moyen terme, le site n’existera plus", nous a confié Bernard Trémulot, délégué CFDT chez Nokia à Lannion.

Nouveau PDG mais dossier en attente

Les syndicats sont mobilisés, ils souhaitent que le plan social soit révisé de manière drastique mais selon eux, malgré l’arrivée d’un nouveau PDG, le dossier n’avance pas. "Nos attentes sont multiples. Depuis la venue de la ministre déléguée à l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher, fin juillet sur le site, le dossier n’a pas avancé. Un nouveau PDG est arrivé le 1er août, nous l’avons sollicité pour qu’il revoit ce plan de suppression d’emplois puisqu’économiquement, c’est une aberration. Cela remet aussi en cause des projets qui sont essentiels pour Nokia comme la 5G et la Cybersécurité, des projets qui sont travaillés à Lannion et à Paris Saclay (site situé en région parisienne)", poursuit Bernard Trémulot.

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402 silhouettes fixées aux grilles de l’entreprise

Nokia est le troisième employeur de Lannion. Si le plan voit le jour, "c’est une catastrophe pour le territoire. C’est tellement cynique et injuste que le sentiment de trahison est très fort. On va mener une bagarre jusqu’au bout, que ce soit pour les salariés et le territoire", précise Bernard Trémulot. Les syndicats ont en effet décidé de poursuivre leurs actions. Ce mardi, ils vont fixer sur les grilles de l’entreprise 402 silhouettes correspondant au nombre de suppressions d'emplois prévues sur le site costarmoricain.

Après cette réunion du comité social et économique central, se tiendront deux autres réunions cette semaine : mercredi une réunion SSCT (santé, sécurité, conditions de travail) et jeudi une réunion négociations.