Notre-Dame-des-Landes: plusieurs milliers d'opposants à l'aéroport manifestent à #Rennes

16 janvier 2016 à 16h11 par Rédaction Alouette

<p>Entre 2.000 et 5.000 opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, selon la police et les organisateurs, ont défilé samedi pacifiquement dans les rues de Rennes pour protester une nouvelle fois contre ce projet, avec une centaine de tracteurs.</p>

ALOUETTE

Entre 2.000 et 5.000 opposants � l'a�roport de Notre-Dame-des-Landes, selon la police et les organisateurs, ont d�fil� samedi pacifiquement dans les rues de Rennes pour protester une nouvelle fois contre ce projet, avec une centaine de tracteurs.

Les opposants, qui protestent plus particuli�rement contre la proc�dure d'expulsion d'une quinzaine d'habitants historiques du site de Notre-Dame-des-Landes, ont d'abord form� dans la matin�e trois convois compos�s de tracteurs, v�los et pi�tons, qui se sont ensuite rejoints devant les locaux de Rennes m�tropole au sud de la ville.

"Ce que nous demandons, c'est que le pr�sident (Fran�ois Hollande) respecte sa parole! Qu'il n'y ait pas d'expulsions tant que tous les recours juridiques n'auront pas �t� �puis�s!", a demand� Sylvain Fresneau, l'un des agriculteurs opposant historique au projet d'a�roport, lors d'une prise de parole apr�s un pique-nique bon enfant devant le si�ge de Rennes M�tropole.

Selon la pr�fecture d'Ille-et-Vilaine, les manifestants �taient 2.100 au total, dont 1.600 pi�tons, 375 cyclistes et 110 tracteurs. Les organisateurs ont pour leur part revendiqu� "plus de 5.000 participants".

Onze familles, anciens propri�taires ou locataires de maisons r�troc�d�es � A�roports du Grand Ouest (AGO), filiale du groupe Vinci et concessionnaire du site, et quatre exploitants agricoles qui ont refus� de vendre leurs terres � l'amiable, ont �t� assign�s en r�f�r� mercredi devant le juge de l'expropriation du tribunal de grande instance de Nantes.

AGO r�clame leur expulsion imm�diate, assortie d'une astreinte journali�re de 200 � 1.000 euros et d'une mise sous s�questre de leurs biens et cheptels s'ils n'obtemp�rent pas. La d�cision sur leur expulsion a �t� mise en d�lib�r� au 25 janvier.

Les opposants accusent Fran�ois Hollande d'avoir "trahi" son engagement, pris en 2012, de geler les expulsions tant que les recours d�pos�s contre le projet n'avaient pas �t� �puis�s, ce qui inclut, selon eux, les proc�dures d'appel.

Le transfert de l'actuel a�roport vers le site de Notre-Dame-des-Landes, � 20 km au nord de l'agglom�ration nantaise, devait initialement s'achever en 2017 mais les travaux sont suspendus depuis 2012.

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(AFP)