Infos

Poitiers : débrayages chez Marie Surgelés pour le versement de la prime Macron

03 avril 2020 à 16h26 Par Arnaud Laurenti
Crédit photo : Marie

Une partie des 570 salariés d'une usine du groupe Marie Surgelés à Mirebeau , dans la Vienne, qui fait face à un surcroît d'activité, ont débrayé mardi et mercredi pour réclamer la "prime Macron", une prime spéciale défiscalisée.

"Les salariés sont plutôt déçus. Le gouvernement a annoncé une prime de risque et à ce jour, la direction n'a communiqué ni montant, ni négociation", a indiqué à la presse le délégué central CGT, Alain Bernier.

Trop tôt, selon la direction

Selon le délégué, la direction "n'a pas dit non mais on est dans l'inconnu" quant au versement de cette prime. Les "salariés sont remontés, car la reconnaissance on ne l'a pas", dit-il.

Le directeur général de Marie Surgelés, Didier Gand, qui "salue l'engagement des équipes", a de son côté affirmé n'être "absolument pas opposé à l'idée d'une prime" mais estime que cette négociation est prématurée : "C'est le temps de la mobilisation, le temps de faire notre job et notre devoir vis-à-vis de la population française", a-t-il déclaré.

"Il est beaucoup trop tôt pour déterminer le montant de la prime. Il sera temps de faire le bilan à la sortie de crise et discuter de ce sujet tout à fait sereinement avec les employés", a-t-il ajouté auprès de médias locaux.

Depuis le début de la crise sanitaire et du confinement de la population qui s'est ruée sur les denrées alimentaires, la production des deux sites de Marie Surgelés (le second est à Airvault dans les Deux-Sèvres) a bondi de 30%, selon la direction.

Pour faire face à la forte progression de la demande, les 570 salariés poitevins travaillent désormais 44 heures en moyenne par semaine, tandis que l'entreprise a recruté une quarantaine d'intérimaires.

Les entreprises peuvent verser jusqu'au 30 juin, à leurs salariés mobilisés pendant la crise sanitaire, une prime défiscalisée de 1.000 euros. Celle-ci est soumise à un accord d'intéressement dans les entreprises, sauf celles de moins de 250 salariés, et peut être portée jusqu'à 2.000 euros.

(avec AFP)