Procès Barbot: 30 ans requis contre le mari, 25 ans contre la maîtresse
Publié : 25 janvier 2016 à 12h44 par Rédaction Alouette
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L'avocat g�n�ral a requis lundi des peines de 30 et 25 ans de r�clusion � l'encontre de Didier Barbot et de sa ma�tresse, St�phanie Livet, un "duo d'assassins" jug� devant les assises de Loire-Atlantique pour avoir tendu un guet-apens � l'�pouse en mars 2013, avant de la tuer et faire dispara�tre son corps.
M. Barbot, agriculteur de 42 ans, et Mme Livet, une ancienne aide-soignante de 40 ans, sont accus�s d'avoir attir� Anne Barbot, alors �g�e de 38 ans, dans le garage de son habitation � Vritz (Loire-Atlantique), o� elle a �t� frapp�e et �trangl�e. Puis son corps, plac� dans le coffre de sa voiture, a �t� br�l� dans une for�t, � environ 15 km de l�, dans la nuit du 15 au 16 mars 2013.
Le mari avait lui-m�me signal� la disparition de son �pouse � la gendarmerie le lendemain des faits, puis pris la t�te des recherches pour la retrouver. Le corps calcin� d'Anne Barbot avait �t� d�couvert le 28 mars, mais l'autopsie n'avait pas permis de d�terminer la cause exacte du d�c�s.
Interpell�s au terme d'une enqu�te "colossale", longue de huit mois et pour laquelle plus de 1.000 auditions et des dizaines d'expertises ont �t� r�alis�es, Didier Barbot et St�phanie Livet, qui entretenaient une relation extra-conjugale depuis septembre 2010, avaient fini par passer aux aveux, le 26 novembre 2013.
Lors des sept jours de d�bats devant la cour d'assises, chacun des accus�s a livr� sa version des faits, sa "v�rit', en minimisant son r�le. "C'est moi Didier Barbot, j'assomme mais je n'assume pas. Et moi St�phanie Livet, j'ach�ve, mais je ne br�le pas", a r�sum� l'avocat g�n�ral, Pierre Dupire.
Il a r�clam� au terme d'un r�quisitoire de pr�s de deux heures "une peine adapt�e � chacun", et demand� aux jur�s d'�carter "le mobile passionnel", ce crime �tant pour lui "rationnel", avec la "perversion" comme "moteur".
- 'm�thodes du grand banditisme'-
"Ils ont fait un choix � deux, ils sont tous les deux dans la manipulation", a-t-il insist�, relevant toutefois une "diff�rence fondamentale" entre les deux accus�s: "Didier Barbot a tu� sa propre femme, St�phanie Livet une rivale. (...) La pr�paration de cet assassinat, elle est clairement l'apanage de Didier Barbot. St�phanie Livet, elle adh�re au projet (...), mais ce n'est pas elle qui m�ne la danse".
Pour pr�parer ce crime "macabre", le "duo pathologique" a utilis� des "m�thodes qui �voquent le grand banditisme: un guet-apens, on pr�voit de ne pas laisser de traces en prenant des gants, on pr�voit de ne pas prendre son t�l�phone, on fait dispara�tre les preuves en br�lant le cadavre, on leurre les gendarmes avec des fausses pistes, on ment, on manipule, on fait preuve de sang-froid au t�l�phone", a d�taill� l'avocat g�n�ral.
"Didier Barbot est l'expert qui va s'associer � la spontan�it� criminelle de St�phanie Livet. Il sait qu'elle ne le d�noncera pas, parce qu'elle l'aime. (...) Pour elle, l'amour a plus de valeur que la vie. Pour Didier Barbot, son image a plus de valeur que la vie", a-t-il tonn�.
Leur "projet criminel, froid", qui d�montre une "absence totale d'empathie", s'est concr�tis� "jusqu'au 15 mars 2013, � 23h, heure probable du d�c�s d'Anne Barbot", a poursuivi M. Dupire.
Un peu moins d'un mois avant les faits, Anne Barbot avait souscrit une assurance d�c�s, et une demande d'adoption faite par le couple � l'�t� 2010, celle d'un petit Ethiopien, �tait sur le point d'aboutir, a rappel� le repr�sentant du minist�re public. De son c�t�, St�phanie Livet venait de se s�parer de son mari, et ce dernier avait quitt� le domicile conjugal.
Il fallait donc "trouver une solution", a soulign� l'avocat g�n�ral. "Didier Barbot �tait la bombe et St�phanie Livet le d�tonateur", a-t-il lanc�.
Des membres de la famille de la victime, mais aussi de Didier Barbot, se sont constitu�s parties civiles.
Les accus�s encourent la r�clusion criminelle � perp�tuit�.
Le verdict est attendu en fin de journ�e.
asl/tm/kp
(AFP)
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