Puy-de-Dôme : un forcené tue trois gendarmes, un quatrième est blessé

23 décembre 2020 à 8h13 par Julia Maz-Loumides

Près de Saint-Just, dans le Puy-de-Dôme, un forcené a tué trois gendarmes dans la nuit de mardi 22 à mercredi 23 décembre. Ils intervenaient pour des violences intra-familiales.

ALOUETTE
Crédit: Archives

Les militaires, qui appartenaient à la compagnie d'Ambert, ont été blessés mortellement par arme à feu alors qu'ils tentaient de porter secours à une femme ayant trouvé refuge sur le toit d'une maison. Celle-ci a finalement pu être mise en sécurité.

Les victimes sont le brigadier Arno Mavel (21 ans), le lieutenant Cyrille Morel (45 ans) et l'adjudant Remi Dupuis (37 ans), a indiqué le ministère de l'Intérieur dans un communiqué.

Le suspect, un homme de 48 ans, était toujours recherché en début de matinée. Les forces de l'ordre, qui ont fait l'objet d'importants renforts dans la nuit, ont installé des barrages pour bloquer toutes les voies d'accès au lieu du drame.

Violences conjugales

Peu après 00h, deux gendarmes, alertés pour des faits de violence sur conjoint, ont été visés par des tirs après avoir tenté de s'approcher de la maison où la femme menacée s'était réfugiée. L'un d'eux est décédé des suites de ses blessures tandis que le deuxième, blessé à la cuisse, a été transporté par les pompiers vers le centre hospitalier d'Ambert.

Après ces premiers tirs, le forcené a mis le feu à sa maison. Des gendarmes présents aux abords de l'habitation et cherchant à savoir si les pompiers pouvaient s'engager pour éteindre l'incendie ont à leur tour été visés. L'homme, retranché chez lui et lourdement armé, a alors fait deux nouvelles victimes parmi les militaires, a confirmé à l'AFP le parquet de Clermont-Ferrand.

Le GIGN sur place

Les pompiers n'ont pu s'approcher des deux hommes qu'après plusieurs dizaines de minutes, le temps de sécuriser le périmètre. Appelé sur les lieux du drame, le Samu n'a rien pu faire pour les ranimer.

Le GIGN est arrivé sur place vers 2h30, a indiqué le ministère de l'Intérieur. "Au moins sept (de ses membres) sont sur place. Les plus grandes précautions sont prises au regard de la dangerosité de l'individu", a indiqué à l'AFP une source proche de l'enquête.

"C'est une opération de gendarmerie qui s'inscrit dans un cadre de violences intra-familiales qui a connu des suites et qui est toujours en cours de développement. Les moyens extra-départementaux sont largement mobilisés sur cette opération", a pour sa part fait savoir la préfecture à l'AFP.

La femme menacée est actuellement interrogée pour tenter de faire la lumière sur les faits. Le tireur serait connu pour des incidents liés à des problèmes de garde d'enfant. L'incendie n'est toujours pas maîtrisé mais ne menace pas d'autres habitations.

(avec AFP)