Royan : saisie record d'huîtres destinées au marché noir

27 janvier 2018 à 8h46 par Rédaction Alouette

<p><span style="color:#000000"><span style="font-size:14px"><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif">La gendarmerie a&nbsp;saisi 2,5 d'huîtres destinées au marché noir, près de Royan. Quatre&nbsp;retraités, dont un ancien ostréiculteur, sont poursuivis.&nbsp;</span></span></span></p>

ALOUETTE

La gendarmerie a saisi 2,5 d'hu�tres destin�es au march� noir, pr�s de Royan. Quatre retrait�s, dont un ancien ostr�iculteur, sont poursuivis. 

De m�moire de gendarme, c'est la plus importante quantit� d'hu�tres saisie jamais remise � l'eau, a assur� � l'AFP l'adjudant-chef Christophe Laferri�re, patron de la brigade nautique de Charente-Maritime.

2,5 tonnes d'hu�tres ont �t� saisi ce vendredi � l'Eguille-sur-Seudre, pr�s de Royan. Un record. 

Un commerce qui durait depuis plus de dix ans

Quatre retrait�s, parmi lesquels un ancien ostr�iculteur, cultivaient ces hu�tres en dehors de tout cadre r�glementaire, ne poss�dant ni agr�ment sanitaire, ni autorisation l�gale. Ils sont poursuivis pour travail dissimul�.

"Il semble qu'ils p�chaient des hu�tres juv�niles sur l'estran, qu'ils les laissaient grandir dans d'anciens parcs � hu�tres et qu'ils les affinaient ensuite dans des claires appartenant au Conservatoire du littoral", explique l'adjudant C�dric Gallego, de la brigade nautique de Royan.

Les gardes-jur�s du Comit� r�gional de la conchyliculture les ont observ�s d'ao�t � octobre. "Ils les ont vus d�barquer de grandes quantit�s d'hu�tres d'un bateau de plaisance, ce que ne font jamais les professionnels. Ce commerce durait depuis 2005", d�taille le militaire.

Les hu�tres saisies hier  ont �t� rejet�es sur quatorze sites diff�rents du bassin de Marennes-Ol�ron par les gardes-jur�s du Comit� r�gional conchylicole de Poitou-Charentes. Elles renforceront le gisement d'hu�tres naturelles, qui tend � diminuer sous la pression humaine.

Un ph�nom�ne en hausse

"Il y a de plus en plus de cultures parall�les d'hu�tres par des particuliers, parfois en grandes quantit�s", affirme Francis B�dis, garde-jur� au Comit� conchylicole. "Quand on les contr�le, on leur demande de retracer l'origine de l'animal et ce qu'ils vont en faire. Quand il y a deux ou trois tonnes d'hu�tres dans une claire, difficile de dire que c'est pour les manger".

Le pr�sident du Comit�, G�rald Viaud, s'inqui�te de la progression de ce march� noir. "On assiste � une activit� parall�le qui se met en place", assure-t-il.