Tour de France : pour Valentin Madouas "un départ de Brest, c’est quelque chose d’inouïe et de rêvé"

25 juin 2021 à 13h15 par Marie PIRIOU

J-1 avant le départ du Tour de France 2021. La présentation des coureurs a eu lieu jeudi soir à Brest. Dans le peloton, on retrouvera sept Bretons notamment le brestois Valentin Madouas de la formation Groupama-FDJ. Rencontre.

ALOUETTE
Valentin Madouas
Crédit: Facebook Équipe cycliste Groupama–FDJ

La 1ère étape du Tour de France, ce sera ce samedi entre Brest et Landerneau. Les coureurs devront parcours 198 km. Départ de Brest donc samedi midi pour rallier Landerneau et la fameuse montée de la Fosse-aux-Loups. Le brestois Valentin Madouas connaît parfaitement le parcours. Le coureur de la Groupama-FDJ baigne dans le cyclisme depuis sa naissance. Il est né d’ailleurs pendant le Tour 1996 alors que son père faisait partie du peloton. C’est avec émotion qu’il nous a confié ses objectifs.

Quels sont les objectifs de la Groupama-FDJ cette année sur le Tour de France ?

Ils sont assez précis. On vise, forcément, une victoire d’étape. C’est vraiment l’objectif de l’équipe pour commencer, avec Arnaud Démare essentiellement. Également, un bon classement général avec David Gaudu. Pour ma part, je vais avoir des opportunités d’essayer de briller sur les étapes qui sont un peu plus difficiles.

Quels sont vos objectifs personnels ?

Mon premier objectif, c’est de me faire plaisir et de profiter de l’instant présent avec les supporters et avec la famille. Ma motivation est au plus haut. J’ai vraiment une grosse envie de performer. Je ne me mets pas de pression sur le résultat, je vais donner le maximum et j’ai aussi envie de profiter. Ce n’est pas tous les ans qu’on a un Grand Départ à la maison. Les arrivées peuvent me convenir, je vais faire mon maximum pour donner le meilleur de moi-même et essayer d’aller chercher le meilleur résultat possible. Mon deuxième objectif, c’est de remporter une victoire d’étape, bien sûr. Ce serait vraiment super de pouvoir gagner sur le Tour de France.

Vous vous sentez comment à la veille du Grand Départ ?

Je me sens plutôt bien, ça se passe bien, la préparation s’est très bien passée, la motivation est à son plus haut, la ville est aux couleurs du Tour de France… Je me focalise sur moi-même pour éviter de me mettre trop de pression mais ça va plutôt bien et j’ai vraiment hâte d’être à demain.

Partir de Brest cette année, votre ville natale, vous fait-il quelque chose en particulier ?

Forcément, oui. Le Grand Départ, c’est très rare et le fait qu’il ait lieu à Brest, pour moi, c’est quelque chose d’inouïe et de rêvé. C’est quelque chose que j’espérais, que j’imaginais dès mon enfance, et le fait de pouvoir le vivre, ça va être un moment extraordinaire.

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Vous êtes, avec David Gaudu, deux Finistériens dans la même équipe. Est-ce qu’il y a une envie chez vous de faire quelque chose sur les étapes bretonnes ?

Oui, bien sûr. On a envie de bien faire à Mûr-de-Bretagne et à la Fosse-aux-Loups. Ce sont les deux premières journées, ce sont deux étapes qui sont faites pour nous et qui sont, en tout cas, assez difficiles. Après, les deux suivantes seront pour les sprinteurs, et chez nous, ce sera pour Arnaud Démare. Avec David, on a envie de donner le meilleur de nous-même et d’avoir le meilleur résultat possible. Si on peut aller chercher un très beau résultat, ce serait super.

Vous êtes impatient d’en découdre sur vos terres ?

Oui, je suis impatient. J’ai vraiment hâte d’y être !

Est-ce un avantage de rouler sur des routes qu’on connaît bien ?

Oui, c’est un avantage. On connaît les routes. Après, sur la première étape, tous les coureurs ont repéré les routes, donc il n’y aura pas forcément de "plus" par rapport aux autres. Ce sont plus les encouragements et les personnes, qui seront là pour nous soutenir et qui nous pousseront à donner le meilleur, qui est un avantage.

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Tous vos proches seront présents pour vous encourager et vous soutenir ?

Oui, forcément. Tous mes proches seront présents, mes amis et ma famille. C’est vraiment important pour moi qu’ils soient présents et ça va être un moment magnifique.

Votre père est d’ailleurs un ancien coureur cycliste professionnel. Est-ce que cela ajoute une pression supplémentaire ?

Non, ce n’est pas une pression. Il m’aide au quotidien, donc c’est plus une aide qu’une pression. Il ne me met pas non plus de pression particulière. On a tous envie que je sois bon et que je sois performant. On espère que toute la préparation va porter ses fruits.

Vous êtes né à Brest pendant le Tour de France auquel, d’ailleurs, votre père participait. Le cyclisme, c’est vraiment une histoire de famille ? Vous êtes tombé dedans étant petit ?

Oui, bien sûr. Mon père a participé plusieurs fois au Tour de France. C’est lui qui m’a donné un peu goût au vélo aussi. C’est clair que ma carrière cycliste et mon envie de faire du vélo viennent un peu de lui. C’était mon modèle quand j’étais petit et c’est vrai que c’est une histoire de famille (rires).

Que peut-on vous souhaiter pour finir ?

Que tout se passe bien, pas de chutes et que j’arrive à me faire plaisir un maximum. Les résultats viendront avec.

(Entretien retranscrit par Mikaël Le Gac)