Tours : un homme jugé pour un coup de feu mortel par la cour d’Assise d’Indre-et-Loire

18 juin 2020 à 6h15 par Bastien Bougeard

Le procès d’un Tourangeau s’ouvre ce 18 juin devant la cour d’Assises d’Indre-et-Loire. En 2017, il avait tué un homme venu récupérer une dette à son appartement. Il risque 15 ans de réclusion criminelle.

ALOUETTE
Les faits s'étaient produits à l'angle du boulevard Jean-Royer et de la rue Giraudeau.
Crédit: Archive

Un trentenaire comparaît du 18 au 22 juin devant la cour d’Assises d’Indre-et-Loire pour violences volontaires avec usage d’une arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Les faits remontent à avril 2017 et avait fait grand bruit à Tours.

Une dette de 150 euros

Il est 13 heures passé de quelques minutes quand un quadragénaire se présente devant l’appartement du suspect, situé à l’angle du boulevard Jean-Royer et de la rue Giraudeau. L’homme se présente avec une arme factice pour venir récupérer une dette de jeu. Le montant est de 150 euros. L’accusé ouvre la porte et voit l’arme. Il croit que c’est une vraie. Il part alors chercher un fusil à canon scié et tire un coup. Son créancier est touché à l’abdomen. Il sort de la maison, il perd beaucoup de sang. Il est alors secouru par un ancien militaire. Dans le même temps, le tireur prend la fuite par le toit.

Aucun motif terroriste

Très vite, les réseaux sociaux s’emparent de l’affaire. Un internaute fait état d’une femme abattue en pleine rue, un autre d’un forcené retranché. Le procureur de la République Jean-Luc Beck avait alors tenu une conférence de presse pour démentir le supposé caractère terroriste de l’affaire. Après deux heures d’une chasse à l’homme ayant nécessité d’importants moyens, le tireur se rend deux heures après le coup de feu. C’est lui-même qui a organisé sa reddition après avoir appelé le 17. L’homme touché à l’abdomen meurt des suites de ses blessures quelques jours après les faits. L’accusé risque jusqu’à 15 ans de réclusion criminelle.