#Transat NY-Vendée - Jérémie Beyou en tête: "la route jusqu'aux Sables-d'Olonne n'est pas simple"

5 juin 2016 à 14h11 par Rédaction Alouette

<p>A moins de 700 milles dimanche matin des Sables-d'Olonne (ouest de la France), Jérémie Beyou (Maître Coq) était toujours en tête de la Transat NY-Vendée et, après avoir traversé une sévère dépression, se préparait à une arrivée compliquée par des vents mollassons dans le golfe de Gascogne.</p>

ALOUETTE

A moins de 700 milles dimanche matin des Sables-d'Olonne (ouest de la France), J�r�mie Beyou (Ma�tre Coq) �tait toujours en t�te de la Transat NY-Vend�e et, apr�s avoir travers� une s�v�re d�pression, se pr�parait � une arriv�e compliqu�e par des vents mollassons dans le golfe de Gascogne.

"La route jusqu'aux Sables-d'Olonne n'est pas simple", convient le Fran�ais de 39 ans, triple vainqueur de la Solitaire du Figaro, qui sait que ses deux principaux adversaires - son compatriote S�bastien Josse (Edmond de Rothschild/2e � une vingtaine de milles) et le Britannique Alex Thomson (Hugo Boss/3e � plus de 60) - peuvent encore lui br�ler la politesse dans les petits airs annonc�s.

 

Q: Au sixi�me jour de course, comment se pr�sente la situation en approche des c�tes europ�ennes et quand pensez-vous arriver?

R: "Je suis toujours sous le coup de la belle d�pression qui nous a secou�s ces derniers jours. Mais les vents sont moins puissants et ils vont encore se calmer � mesure qu'on avance. Ce (dimanche) matin, j'ai 15-20 noeuds de Sud-Ouest et je suis grand-voile haute avec le gennaker (grand foc). Dans la d�pression, j'�tais � trois ris dans la grand-voile et sous J-3 (petit foc). Mais la route jusqu'aux Sables-d'Olonne n'est pas simple. On va avoir de la p�tole (vents calmes) dans une vingtaine d'heures. Je vais sans doute devoir d�crire un arc de cercle vers le Nord, remonter jusqu'� la latitude de Brest ou de Belle-Ile (ouest de la France) pour aller chercher du vent. Certains routages, pessimistes, me font arriver dans trois jours et 20 heures (mercredi), d'autres, optimistes, dans deux jours et 5 heures (mardi)... Il est encore trop t�t pour se prononcer."

 

Q: Comment vont le skipper et le bateau? Des avaries? Content d'avoir install� des foils?

R: "Je suis dans le rythme et je suis bien sur ce bateau. Il a un sacr� potentiel. J'ai eu bien s�r quelques petites avaries, de voiles notamment, qui m'enquiquinent un petit peu, mais �a va. J'ai aussi des soucis d'enrouleurs, un +casque+ de safran (t�te de gouvernail) qui a souffert et des probl�mes d'�copes de ballasts (prises d'eau sous la coque). Mais je trouve d'autres subterfuges pour les remplir... Les foils? Au fond de moi-m�me, j'�tais convaincu, malgr� le scepticisme de certains. C'est tr�s satisfaisant pour toute l'�quipe."

 

Q: Que pensez-vous des performances de vos deux concurrents les plus dangereux, Josse et Thomson?

R: "Seb (Josse) a un bateau neuf, des voiles neuves. Nous, on a optimis� de l'ancien (l'ex-Banque Populaire d'Armel Le Cl�ac'h, ndlr). Mon gennaker, par exemple, date de 2012. Depuis le d�part de New York, je me demande quand Seb va m'exploser... Mais aujourd'hui, je suis devant. Quant � Alex (Thomson), je ne suis pas surpris: il faisait partie de mes favoris, avec Seb et Armel (Le Cl�ac'h, qui a abandonn� apr�s avoir percut� un c�tac�, ndlr).

 

Propos recueillis au t�l�phone.

 

heg/pel

(AFP)