Nouvellement élu, ce maire breton démissionne après des intimidations

Publié : 10h35 par
Joséphine Point - Journaliste - Coordinatrice des contenus web

Joséphine Point vous informe chaque jour sur alouette.fr. Elle met également en ligne les coulisses de la radio, des podcasts, des idées sorties et des jeux pour vous faire gagner toujours plus de cadeaux !

Deux semaines seulement après son élection, Olivier Pellan, maire de Moncontour dans les Côtes-d'Armor, a démissionné. Une décision prise après avoir fait l'objet d'actes d'intimidation.

Olivier Pellan entouré de ses adjoints lors de son élections le 21 mars dernier.
Olivier Pellan entouré de ses adjoints lors de son élections le 21 mars dernier.
Crédit : Capture d'écran | Facebook | Moncontour de Bretagne

Qui en veut à Olivier Pellan ? La liste dans laquelle il était candidat avait été élue dès le premier tour des Municipales, le 15 mars, à 53% des suffrages. Cet habitant de Moncontour depuis 25 ans a ensuite été élu maire par ses colistiers le 21 mars. Mais après ce moment de joie, Olivier Pellan ne s'attendait pas à ce que la situation dégénère les jours suivants.

 

Des actes de vandalisme

24h après son investiture, le nouveau maire a découvert des tags sur les murs, les volets et dans la cour de sa maison. Sur l'un des tags est inscrit "Mairie-OGEC", le sigle de l’Organisme de gestion de l'Enseignement catholique. Une allusion à une subvention que l’élu a allouée à une école privée de la commune.

Dimanche 22 mars, Olivier Pellan dépose une plainte. Une enquête est ouverte. Mais l'édile n'est pas au bout de ses surprises. Quatre jours plus tard, sa voiture est rayée sur le parking de la mairie. La commune lance même un appel à témoins pour trouver le ou les auteurs de cet acte de vandalisme.

Une violence de trop pour le nouveau maire qui, dès le lendemain, a envoyé sa lettre de démission au préfet des Côtes-d'Armor.

 

Des agissements "inadmissibles"

Dans une lettre, l'association des maires et présidents d'EPCI des Côtes-d'Armor (AMF 22) déclare être "sous le choc" après l'annonce de cette démission.

"Commettre de tels agissements inadmissibles à l'encontre d'un élu de la République, issu du suffrage universel, appelle une réponse répressive systématique et exemplaire."

 

Un rassemblement de soutien

La municipalité de Moncontour apporte elle aussi son soutien à Olivier Pellan. Elle invite les habitants à se ressembler ce lundi 30 mars, à 18h, devant la mairie. Le désormais ancien maire sera présent.

Le conseil municipal de la commune de 738 habitants doit se réunir prochainement pour désigner un nouveau maire parmi la liste qui avait été élue au premier tour des élections municipales.