Opération de déminage après la découverte de 39 obus sur une plage de Gironde

Publié : 17h16 par
Thierry Matonnat - Journaliste

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À Lège-Cap-Ferret, sur le bassin d’Arcachon, une quarantaine d’obus datant de la Seconde Guerre mondiale ont été mis au jour à la suite de l’effondrement d’un blockhaus en raison de l'érosion côtière. Une opération de déminage d’envergure a mobilisé le groupe de plongeurs démineurs (GPD) de Brest durant tout le week-end.

Obus découvert sur la plage de Lège-Cap-Ferret
Crédit : Préfecture maritime de l'Atlantique
C'est l'une des conséquences de l'érosion des dunes du littoral atlantique après les tempêtes de l'hiver et les grandes marées. Un blockhaus, construit durant l’Occupation allemande, sur la commune de Lège-Cap-Ferret (Gironde), s’est partiellement effondré, mettant au jour des munitions enfouies depuis plus de 80 ans.
Au total, 39 obus ont été retrouvés dans le sable sur la plage de l’Horizon. Il s'agit de modèles français de 75 mm, datant de 1917. Bien que conçus pendant la Première Guerre mondiale, ces projectiles auraient été stockés sur place par les forces allemandes durant la Seconde Guerre mondiale.
Cette découverte a nécessité la mobilisation du Groupe de plongeurs démineurs (GPD) de Brest, spécialisé dans le traitement des munitions explosives en milieu maritime. L'opération de déminage s’est déroulée samedi et dimanche sur la plage mais les démineurs ont dû composer avec les grandes marées. 35 obus ont pu être détruits le premier jour. 4 ont été traité le dimanche, selon le communiqué de la préfecture maritime de l'Atlantique
Les autorités ont rappelé que, malgré leur ancienneté et leur état de vétusté apparent, ces munitions demeurent dangereuses. Les explosifs qu’elles contiennent peuvent rester actifs pendant de très longues périodes, exposant les promeneurs et les riverains à un risque réel en cas de manipulation ou de choc. C’est pourquoi leur traitement requiert un savoir-faire spécifique et des protocoles stricts de sécurité.
La préfecture maritime de l’Atlantique a également indiqué que des recherches complémentaires étaient en cours dans la zone. Les premières investigations laissent en effet supposer la présence possible d’autres munitions enfouies à proximité. Une surveillance accrue du site pourrait être maintenue dans les prochains jours afin d’écarter tout danger.
Cet épisode rappelle que le littoral français, notamment sur la façade atlantique, reste marqué par les vestiges des conflits du XXᵉ siècle. Entre blockhaus fragilisés par l’érosion et munitions oubliées sous le sable, le passé militaire continue parfois de resurgir, imposant vigilance et interventions spécialisées pour garantir la sécurité du public.