Maine-et-Loire : un rhinocéros en transit

Publié : 13h32 par
Laura Vergne - Journaliste reporter

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À Doué-la-Fontaine, le Bioparc a accueilli ce jeudi 23 avril un rhinocéros noir venu d’Angleterre. Objectif affiché : participer à la reproduction d’une espèce en danger critique, avec à terme l’espoir d’une naissance.

Jumaane, le rhinocéros noir venu d’Angleterre
Jumaane, le rhinocéros noir venu d’Angleterre
Crédit : Bioparc Doué-la-Fontaine

Deux jours de route, une caisse sur mesure et un ferry. Le voyage de Jumaane ressemble à une opération logistique bien huilée. Ce rhinocéros noir mâle, né en 2018 au zoo de Chester (Angleterre), est arrivé ce jeudi 23 avril au Bioparc de Doué-la-Fontaine, dans le Maine-et-Loire. Il rejoint un programme européen de reproduction coordonné par les zoos. À près de huit ans et plus d’une tonne, l’animal prend ses marques dans un espace de deux hectares, aux côtés de deux femelles déjà présentes dans le parc.

 

Une reproduction sous surveillance 

Pour l'instant, pas de rencontre. À son arrivée, le rhinocéros est isolé. Objectif : vérifier son état de santé et limiter le stress. Une mise en contact progressive est prévue dans les prochaines semaines. 

"Il faudra attendre deux à trois mois avant qu’ils n’entrent réellement en contact", précise le vétérinaire du parc.

La gestation, elle, dure quinze mois. Autrement dit, aucune naissance espérée avant un à deux ans.

 

Une espèce toujours sous pression

Derrière l’arrivée médiatisée, un constat plus fragile. Le rhinocéros noir reste classé en danger critique d’extinction. Il ne reste qu’environ 6 800 individus à l’état sauvage, principalement en Afrique. Le braconnage et la destruction des habitats continuent de peser. Malgré une légère hausse des populations ces dernières années, la survie de l’espèce dépend encore largement des programmes de conservation. Le Bioparc, lui, met en avant sa participation financière à ces projets. Reste à savoir si, au-delà du symbole, la reproduction suivra.