Suicide d'une collégienne "en grande détresse" à Saint-Nazaire, une enquête ouverte

Publié : 12h49 par
Joséphine Point - Journaliste - Coordinatrice des contenus web

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Une adolescente de 14 ans s'est suicidée à l'hôpital de Saint-Nazaire le 3 janvier dernier. Sa famille indique qu'elle était harcelée dans son collège depuis plus d'un an. Une enquête est en cours.

L'adolescente était scolarisée au collège-Lycée Saint-Louis à Saint-Nazaire
L'adolescente était scolarisée au collège-lycée Saint-Louis à Saint-Nazaire.
Crédit : Google Maps

L'adolescente de 14 ans s'est donné la mort le 3 janvier, alors qu’elle était hospitalisée en pédiatrie à l’hôpital de Saint-Nazaire.

Dans un courrier consulté par l'AFP, la famille de la jeune fille scolarisée en troisième au collège Saint-Louis de Saint-Nazaire, indique qu'elle était "harcelée depuis 14 mois" par une autre collégienne "avec incitation au suicide".

La famille estime que "rien n'a été fait pour aider cette adolescente en grande détresse" qui avait déjà séjourné aux urgences pédiatriques dans les mois précédents et fait plusieurs tentatives de suicide.

 

Deux enquêtes en cours

Le parquet de Saint-Nazaire a ouvert une enquête. Une autre, interne, est en cours à l'hôpital. Les investigations permettront d'indiquer "s'il y a eu des défaillances dans la prise en charge, ce qui n'est pas avéré à ce stade", affirme la direction du centre hospitalier dans un communiqué.

 

Des appels à l'aide

Plus que l'hôpital, la famille de la collégienne pointe du doigt l'établissement scolaire. Elle déplore dans son courrier "qu'au niveau de l'établissement, la procédure n'ait sans doute pas été respectée pour empêcher un tel drame". L'adolescente et ses parents avaient pourtant "appelé à l'aide à plusieurs reprises" avant le suicide survenu le 3 janvier.

"On avait identifié un conflit entre élèves, comme il en existe beaucoup à l'adolescence, et nous faisions tout notre possible pour accompagner cette jeune fille qui traversait une période de fragilité", a affirmé la déléguée générale de l'enseignement catholique de Loire-Atlantique, Marie Caroline Hamon-Vinet. La jeune fille avait notamment fait l'objet d'un changement de classe.

 

Un drame similaire dans l'actualité

Le suicide de cette jeune nazairienne fait écho à un drame similaire. La semaine dernière, une jeune fille de 17 ans s'est suicidée sur les rails d'un RER en Seine-et-Marne. La lycéenne avait auparavant dénoncé un harcèlement scolaire.

 

 

 

 

Avec AFP