Vendée : la course cycliste où la première place est inutile

26 août 2022 à 17h57 par Denis LE BARS

La deuxième édition de « Gare toi si t’es éliminé » est organisée ce samedi soir aux Herbiers sur un circuit d’un kilomètre autour de la gare. Le dernier de chaque tour est éliminé.

cyclisme
cyclisme
Crédit: Pixabay

C’est nouveau, original et spectaculaire. Le Vélo Club des Herbiers organise ce samedi à 19h une nouvelle édition de « Gare toi si t’est éliminé ». Au dernier tour, il ne reste que deux coureurs. Rémi Laidin est l’un des organisateurs.

Quel est le principe de cette course ?

En fait, c’est une boucle d’un kilomètre. Le principe de notre format, c’est qu’au fil des tours, à chaque passage sur la ligne, le dernier qui passe la ligne est éliminé de la course, sort du jeu et s’arrête. Pour qu’à la fin, sur le dernier tour, il n’en reste plus que deux. Ils se disputent la victoire à deux.

La course se dispute sur combien de tours ?

On a soixante tours, cinquante engagés. En fait, on fait les dix premiers tours sans élimination pour que tout le monde puisse se mettre dans le rythme et se chauffer un petit peu. Au bout des dix premiers tours, il reste cinquante boucles à effectuer avec cinquante coureurs, et tous les tours, il y a un éliminé. Le dernier.

Comment déterminez-vous le dernier et comment faites-vous pour le prévenir pour qu’il le sache vraiment ?

Alors, là-dessus, on est équipé par de l’électronique. Donc, on va avoir des transpondeurs qui vont être mis sur les vélos. Grâce à nos arbitres, on va réussir à très vite déterminer qui va être le dernier coureur. Ensuite, via les annonces micro de nos animateurs, ils vont donner le numéro du dossard de celui qui est éliminé très rapidement. On aura aussi d’autres arbitres tout au long du circuit qui vont crier, en fait, si jamais le coureur n’a pas entendu son numéro de dossard pour qu’il se gare.

C’est une course stratégique, très tactique

C’est une course beaucoup plus stratégique qu’une course standard. Il va y avoir deux types de coureurs : il y a ceux qui sont un peu moins rapides au sprint et qui vont essayer d’anticiper les arrivées au sprint pour ne pas se faire éliminer. Et puis, ceux qui vont miser uniquement sur le sprint pour essayer de doubler les derniers à quelques mètres de l’arrivée pour ne pas se faire éliminer.

Ça se joue beaucoup au mental ?

Oui complètement. Ensuite, il faut réussir à être spontané et ne pas trop réfléchir parce que le circuit ne fait qu’un kilomètre. Donc, si on prend un petit peu de temps avant de se décider, finalement, c’est compliqué. C’est vraiment très spontané et ce circuit d’un kilomètre est un réel avantage pour les spectateurs qui vont pouvoir vraiment vivre cette course de A à Z.

Justement, c’est très spectaculaire comme épreuve ?

Tout à fait. La course va durer une heure et demie, sur notre circuit d’un kilomètre, on a une ligne droite qui mesure à peu près 600 mètres, donc, on voit quasiment toute la course en intégralité comme si on était devant un écran de télévision.

Est-ce qu’il y a d’autres courses comme la vôtre en France ?

C’est une épreuve qui est unique dans la région. Il y en a une qui s’est créée en Bretagne aussi dernièrement, mais sinon, on est les seuls sur ce format de course qui est original. Les coureurs répondent présents parce que c’est quelque chose d’atypique.

Entretien restranscrit par Mikaël Le Gac