Vendée : économiser pour "passer Noël avec de l’eau au robinet"
/t:r(unknown)/filters:format(webp)/authors/nkd8jDrkez.png)
Laura Vergne vous donne rendez-vous sur Alouette et alouette.fr pour des reportages au plus près de vous !
Faute de pluies suffisantes, les réserves vendéennes s’épuisent. À La Roche-sur-Yon, au barrage de Moulin-Papon, Jacky Dallet, président de Vendée Eau, explique à Alouette le parcours de l’eau et les mesures envisagées pour préserver l’approvisionnement.
/t:r(unknown)/fit-in/1100x2000/filters:format(webp)/medias/6cOIUcKx8a/image/Jacky_Dallet___LV_Alouette_DR_1792503256117-format16by9.png)
L’eau recule, les berges s’élargissent. Vendée Eau annonce ce mercredi que le taux de remplissage de ses retenues est actuellement de 32,1%.
Devant le barrage de Moulin-Papon, à La Roche-sur-Yon, le manque se voit. "Au mois de mai, le barrage était plein à 100 %" rappelle Jacky Dallet. Pour ce mois d'octobre, le président de Vendée Eau annonce un remplissage de 40 %. Cette réserve alimente La Roche-sur-Yon, son agglomération, jusqu’à Saint-Denis-la-Chevasse. L’objectif : passer Noël avec de l’eau au robinet. Pour y parvenir, le département doit préserver ses stocks et espérer des pluies suffisantes. Car derrière le geste quotidien d’ouvrir un robinet, toute une chaîne se tend.
Du barrage au robinet, une eau qui se traite et se partage
Ouvrir le robinet prend une seconde. Rendre l’eau potable demande plusieurs heures. À Moulin-Papon, l’eau de l’Yon est retenue par le barrage. Une partie rejoint l’usine voisine pour être traitée. Matières en suspension, contaminants, micro-organismes : plusieurs étapes permettent de rendre l’eau potable avant sa distribution.
"La goutte d’eau fait six à sept heures avant d’arriver jusqu’à la sortie de l’usine", explique Jacky Dallet.
Le réseau prend ensuite le relais jusqu’aux habitations. La qualité doit être maintenue pendant tout le trajet.
"Elle est potable en sortant de l’usine, jusqu’à votre robinet."
Et cette eau peut voyager bien au-delà de la commune où elle est prélevée. Les treize barrages du réseau vendéen sont reliés entre eux, grâce aux installations de production et de distribution.
"Il faut voir la Vendée comme un grand château d’eau."
Une réserve manque d’eau ? Une autre peut venir en secours. Mais la solidarité entre territoires impose parfois de longues distances.
"Quand vous avez de l’eau à Mervent suffisamment et qu’il faut l’envoyer 120 kilomètres plus loin à Noirmoutier, c’est difficile d’aller alimenter le dernier consommateur."
Les petites retenues côtières sont particulièrement fragiles, souligne-t-il. Sur le littoral, les besoins des habitants et des entreprises s’ajoutent aux pics touristiques.
Usine de traitement de l'eau à Moulin Papon - Alouette DR
Des réserves qui baissent, des restrictions qui pourraient monter
Partager l’eau ne remplit pas les barrages. Lors de l’entretien, Jacky Dallet annonce 32,4 % de remplissage pour l’ensemble des retenues. Cela représente environ 18 millions de mètres cubes. Mais une partie reste inaccessible.
"On est parmi les pierres, on est dans une forme d’alluvions qui se sont déposées au fil du temps."
Selon ses estimations, huit millions de mètres cubes ne sont pas disponibles. Il en reste donc dix millions utilisables. Pendant ce temps, la Vendée consomme environ un million de mètres cubes par semaine. L’équivalent de 400 piscines olympiques de 2 500 mètres cubes. Ce calcul ne donne pas une date de coupure générale. Les stocks, les besoins et les capacités de traitement diffèrent selon les territoires. Lorsque les réserves baissent, produire de l’eau potable devient aussi plus compliqué. Jacky Dallet évoque des "difficultés de traitement de l’eau" et des "retards de production d’eau potable".
Qui serait concerné en premier si la situation s’aggravait ? Le président décrit plusieurs étapes. D’abord, les industriels devraient réduire leur consommation. "Si demain il le faut, on passera en crise, donc il faudra que les industriels vendéens réduisent leur consommation d’eau." Il évoque ensuite une baisse de pression dans le réseau.
"On va réduire la pression de façon à ce que l’eau qui coule au robinet coule moins fortement."
En dernier recours, des interruptions temporaires pourraient être organisées. Ce sont les "tours d’eau".
"Les coupures d’eau dans la journée, c’est vraiment quand on n’a plus d’eau."
Jacky Dallet situe cet ultime scénario à l’horizon de Noël. Il décrit une possibilité si les réserves s’épuisent, pas un calendrier de coupures déjà décidé.
Une minute sous la douche, des litres laissés en réserve
Qui consomme le plus ? Jacky Dallet cite les industriels de l’agroalimentaire parmi les principaux consommateurs. À ces besoins s’ajoutent ceux des 700 000 habitants, chaque jour. Préserver les stocks suppose donc un effort des entreprises comme des particuliers. À la maison, cet effort peut tenir en une minute. Passer de cinq à quatre minutes sous la douche permettrait d’économiser 10 à 20 litres, estime Jacky Dallet.
" Et 20 litres d’eau, multiplié par le nombre de personnes dans l’habitation, multiplié par le nombre de jours, en fait, ce sont des grosses économies."
Ces gestes ne remplacent pas les pluies attendues. Ils permettent de moins prélever dans les réserves disponibles. Pour préparer l’avenir, Vendée Eau expérimente aussi une ressource complémentaire aux Sables-d’Olonne. Le programme Jourdain récupère des eaux usées déjà traitées. Après un traitement supplémentaire, elles rejoignent la retenue du Jaunay, avant de suivre la filière de potabilisation. Le suivi se poursuit jusqu’en 2027, avec un bilan prévu en 2028. Une extension dépendra des résultats et des autorisations nécessaires. Dans l’immédiat, l’enjeu reste de faire durer les stocks. "On ne peut compter que sur ce qu’on a", résume Jacky Dallet.
/t:r(unknown)/fit-in/300x2000/filters:format(webp)/filters:quality(100)/radios/alouette/images/logo.png)
/t:r(unknown)/filters:format(webp)/radios/alouette/pagesImages/IsAD7VDSt5/kA9nW5X16e.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/6cOIUcKx8a/image/Fa_ade_GiFi_sous_ciel_bleu__1_1792573107797-format1by1.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/6cOIUcKx8a/image/MairieLimogesDroneSdis871792569592844-format1by1.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/6cOIUcKx8a/image/vitrine_cassee1792569915528-format1by1.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/6cOIUcKx8a/image/PHOTO___2026_10_20T151438_1141792502291487-format1by1.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/6cOIUcKx8a/image/spvb_jeu1709214143747-format1by1.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/6cOIUcKx8a/image/Jeu_antenne_Stade_Rochelais1684318127248-format1by1.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/6cOIUcKx8a/image/lara_fabian_concert_limoges1791880029552-format1by1.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/6cOIUcKx8a/image/AngersSCO-jeu1640871123055-format1by1.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/https%3A%2F%2Fmedias.podcastics.com%2Fpodcastics%2Fepisodes%2F7671%2Fartwork%2Fhotel-calfornia-des-eagles-un-morceau-devenu-mythique-un-hit-une-histoire.png.85aa8d198858f095e0f38910961ee024.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/6cOIUcKx8a/image/Logo_R_ussite1732272458518.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/500x281/filters:format(webp)/medias/6cOIUcKx8a/image/Fa_ade_GiFi_sous_ciel_bleu__1_1792573107797-format16by9.png)
/t:r(unknown)/fit-in/500x281/filters:format(webp)/medias/6cOIUcKx8a/image/MairieLimogesDroneSdis871792569592844-format16by9.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/500x281/filters:format(webp)/medias/6cOIUcKx8a/image/vitrine_cassee1792569915528-format16by9.png)