La verrerie Duralex va arrêter sa production

Publié : 14h41 par
Joséphine Point - Journaliste - Coordinatrice des contenus web

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L'entreprise Duralex, installée près d'Orléans fait une nouvelle fois face à une situation financière compliquée. Placée en redressement judiciaire, la verrerie historique s'apprête à mettre un coup d'arrêt à sa production.

Duralex
Duralex fabrique ses célèbres verres depuis 1945 dans son usine du Loiret.
Crédit : site internet | www.duralex.com

Aucun verre ne sortira des fours de l'usine Duralex, à La Chapelle-Saint-Mesmin dans le Loiret, du 15 au 28 juin. La verrerie, reprise en 2024 par ses salariés et placée en redressement judiciaire depuis le 1er juin, annonce arrêter sa production pour au moins quinze jours, selon une note de la direction aux salariés.

Les lignes de fabrication vont être coupées pendant au moins quinze jours dans le but, précise la direction, de protéger la trésorerie, de baisser les charges et de traverser la période de redressement judiciaire en garantissant du chiffre d'affaires.

 

Moins de salariés sur place

Avec cette pause forcée, seules deux personnes seraient nécessaires pour surveiller le four, contre dix-sept en temps normal, a indiqué un salarié au quotidien régional La République du Centre. Les salariés ont ainsi été invités à prendre des congés à partir de ce lundi 15 juin.

La direction espère que cette pause permettra d'assurer 1,4 million d'euros de commandes en retard.

 

Duralex en difficulté

L'entreprise fondée en 1945 et connue pour ses verres réputés incassables, connaît son cinquième redressement judiciaire en une vingtaine d'années.

En 2024, environ 60% des 243 salariés de son unique usine, à La Chapelle-Saint-Mesmin, avaient investi dans une Société coopérative de production pour sauver l'entreprise. En 2025, la verrerie avait fait appel à la générosité des Français, ce qui lui avait permis de récolter plus de 14 millions d'euros.

Mais la crise continue. Placée sous la protection du tribunal de commerce d'Orléans depuis le 1er juin avec une période d'observation de six mois, une nouvelle audience est prévue le 2 juillet. "La question qui se pose maintenant est de voir si les banques vont suivre, ce qui est loin d'être assuré à l'heure actuelle", a déclaré une source proche.

 

 

 

Avec AFP