Vendre un chiot en animalerie peut coûter très cher

Publié : 14h48 par
Laura Vergne - Journaliste reporter

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Les animaleries qui vendent encore des chiens ou des chats risquent désormais jusqu'à 1 500 euros d'amende par animal. Le gouvernement vient de fixer les sanctions.

1 500 euros d'amende par animal pour les animaleries qui en vendent
1 500 euros d'amende par animal pour les animaleries qui en vendent
Crédit : Envato

Un chiot, ça ne s'achète pas comme une baguette. C'est le message que veut faire passer le gouvernement. Un décret publié ce jeudi 6 août fixe enfin les sanctions pour les animaleries qui ne respectent pas l'interdiction de vendre des chiens et des chats.

 

Jusqu'à 1 500 euros par animal

Depuis 2024, les animaleries n'ont plus le droit de vendre des chiens et des chats. Cette interdiction, prévue par une loi de 2021, visait à lutter contre les achats impulsifs et les abandons. Désormais, les contrevenants savent à quoi s'attendre. Les animaleries risquent une contravention pouvant atteindre 1500 euros par animal, et jusqu'à 3 000 euros en cas de récidive.

Autre règle : les animaux vivants ne peuvent plus être exposés en vitrine. Une infraction passible d'une amende pouvant aller jusqu'à 750 euros par animal.

 

Éviter les achats "coup de cœur"

Pour le ministère de l'Agriculture, ces sanctions doivent freiner les achats réalisés sur un coup de tête. Accueillir un animal représente un engagement sur plusieurs années. L'objectif est donc de laisser davantage de temps aux futurs propriétaires pour réfléchir avant d'adopter un compagnon.

 

Certaines animaleries contournaient la loi

Jusqu'à présent, aucun décret ne précisait les sanctions. Selon une enquête de la Fondation 30 Millions d'Amis publiée en 2025, certaines animaleries continuaient de proposer des chiens et des chats à la vente en les gardant dans des arrière-boutiques ou des sous-sols. D'autres passaient par internet avec des systèmes de click & collect.

Ce nouveau décret s'inscrit dans un plan plus large de lutte contre la maltraitance animale. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a demandé à son gouvernement de renforcer les contrôles et de mettre en œuvre de nouvelles mesures d'ici au 1er octobre.

 

Avec l'AFP