Dernière ligne droite pour le tablier du pont Anne de Bretagne à Nantes

Publié : 8h13 par
Elouen Rouchy - Journaliste

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Après des mois de péripéties et de rebondissements, la barge qui transporte la charpente métallique est attendue à Nantes ce samedi 7 mars.

En attente au port de Lorient, le tablier du pont doit arriver à Nantes ce samedi 7 mars
En attente au port de Lorient, le tablier du pont doit arriver à Nantes ce samedi 7 mars.
Crédit : Gael Arnaud

On aurait pu en faire un véritable feuilleton tant le voyage du tablier du pont Anne de Bretagne a été mouvementé. Partie d'Italie au mois d'octobre, la structure métallique du pont devait arriver (au plus tard) au mois de décembre à Nantes. Mais les 5 000 km qui séparent Nantes du port italien de Monfalcone ont mis beaucoup plus de temps que prévu à être parcouru. La faute à une météo exécrable, aux tempêtes successives, et dernièrement, aux crues de la Loire

 

Le tablier en attente à Lorient

La charpente métallique n'est vraiment plus très loin de Nantes. Depuis mi-février, elle se trouve en Bretagne. D'abord à Belle-Île pendant plusieurs jours, avant d'avoir été amarré au port de Lorient en attendant que la météo s'améliore. Mais selon les dernières informations, la barge Paula qui transporte la structure devrait se présenter dans l'estuaire de la Loire ce samedi 7 mars, lors de la pleine mer de journée. Il lui faudra ensuite entre 4 et 5 heures pour remonter le fleuve jusqu'au pont de Cheviré à Nantes.

 

Du retard à la livraison, mais pas de retard pour le chantier

Le tablier devrait donc arriver avec plus de deux mois de retards à Nantes. Ce qui ne devrait pas entraîner de retard concernant la date de fin de chantier du pont Anne de Bretagne, toujours prévue pour la fin d'année 2027. Car les travaux ne sont pas à l'arrêt pendant ce temps-là.

Pour ceux qui s'inquiéteraient du surcoût de la livraison entraînée par ces mois d'attentes, pas d'inquiétude non plus. Ces aléas n'ont pas engendré de coût supplémentaire pour la métropole de Nantes. Car "le transport est inclus dans le marché de construction (60 millions d'euros au total)" , rapporte Ouest France.