"Aucun danger" à vacciner simultanément contre la grippe et le Covid, estime la HAS

28 septembre 2021 à 8h30 par Arnaud Laurenti

Le vaccin anti-grippe dans un bras, le vaccin anti-Covid dans l'autre : il n'y a "aucun danger" à se faire vacciner en même temps, estime la Haute Autorisé de Santé.

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Le vaccin contre le Covid dans un bras et celui contre la grippe dans l'autre: cette solution ne comporte aucun danger et permet de se protéger efficacement contre les deux épidémies, a estimé lundi la Haute autorité de santé (HAS).

 

"La réalisation concomitante des vaccins" contre la grippe et le Covid-19 est "possible afin d'éviter tout délai dans l'administration de l'une ou l'autre de ces injections", assure la HAS dans un communiqué.

"Concrètement, les deux injections peuvent être pratiquées le même jour", mais à deux endroits du corps distincts, "un vaccin dans chaque bras", selon la HAS. Et dans le cas contraire, il n'y a pas de délai à respecter entre les deux vaccinations, précise la HAS.

La campagne de vaccination contre la grippe débutera le 26 octobre. "Or la majeure partie des publics prioritaires ciblés (...) est également concernée par l'administration d'une dose de rappel" contre le Covid-19, rappelle la Haute autorité de santé.

Deux campagnes simultanées

Cette recommandation de la HAS "est une bonne nouvelle", a commenté lundi le ministre de la Santé Olivier Véran, en marge de l'installation à Lyon du centre mondial de formation de l'OMS. "Nous avons encore à la valider", a-t-il ajouté, indiquant qu'il préciserait les choses "dans les tout prochains jours".

"J'ai commandé beaucoup plus de vaccin anti-grippal que l'année dernière", a assuré M. Véran, en indiquant que "10 millions de doses" seraient disponibles "dans les frigos des pharmacies au moment où la campagne vaccinale commencera, à la fin de la troisième semaine d'octobre".

La campagne de rappel de vaccination anti-Covid-19, dite de troisième dose, a, elle, été lancée début septembre en France auprès des personnes les plus âgées et les plus vulnérables, afin de compenser la baisse d'efficacité des vaccins après plusieurs mois.

Au total, 18 millions de Français seront concernés par cette campagne de rappel, due au fait que les vaccins injectés il y a quelques mois donnent des signes d'affaiblissement, notamment face au variant Delta, plus contagieux.

À ce jour, quelque 888 245 personnes ont reçu une troisième dose de vaccin (dont les malades immunodéprimés et d'autres personnes jugées à très haut risque de développer une forme grave de Covid-19).

 

(avec AFP)