"Je me sens bien dans les tempêtes", la Finistérienne Élodie Bonafous part à l’assaut de sa première Route du Rhum
Publié : 5h51 par Adrien Michaud et Mikaël Le Gac
[3/5] Dans quelques jours, 115 marins vont s’élancer vers la Guadeloupe depuis Saint-Malo. Monument des courses au large, la Route du Rhum est un sacré défi pour les skippers, mais aussi pour les skippeuses. Cette année, elles seront onze, dont la Finistérienne Élodie Bonafous.
/t:r(unknown)/fit-in/1100x2000/filters:format(webp)/medias/6cOIUcKx8a/image/BONAFOUS_21749804675846.jpg)
ls et elles partiront le 1er novembre à l’assaut de l’océan Atlantique. Dans une semaine, 104 skippers et onze skippeuses, un record, s’élanceront depuis Saint-Malo, en Ille-et-Vilaine, en direction de Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe. Avec le Vendée Globe ou encore la Transat Jacques Vabre, devenue Transat Café l’Or, la Route du Rhum est un monument des courses au large.
Plus de dix skippeuses, soit un peu moins de 10% du plateau, couperont la ligne de départ à 13h02, ce dimanche 1er novembre. Même si elles restent minoritaires, les navigatrices sont de plus en plus présentes sur la "Rhum". Elles étaient quatre en 2014, elles seront donc onze en 2026, soit presque trois fois plus en douze ans. Parmi cette flotte féminine, il y aura la Finistérienne Élodie Bonafous.
La navigatrice de 31 ans a tiré ses premiers bords en Optimist au large de Locquirec, dans la baie de Morlaix. Dans cinq jours, à la barre de l’IMOCA Association Petits Princes - Quéguiner, elle partira à l’épreuve de sa première Route du Rhum, et même de sa toute première transatlantique en solitaire. Forte de ses derniers bons résultats et avec un voilier sorti de chantier il y a juste deux ans, elle pourrait d’ailleurs jouer les trouble-fêtes dans sa catégorie.
Pour cette 13e édition, Alouette vous présente tous les jours un nouveau participant au départ de cette mythique transatlantique. Après Davy Beaudart et Baptiste Hulin, c’est donc au tour d’Élodie Bonafous.
À quelques jours de votre première Route du Rhum, dans quel état d’esprit êtes-vous actuellement ?
La pression commence à monter petit à petit. J'essaye de finaliser les derniers préparatifs de manière rigoureuse pour me donner justement de la confiance et de la sérénité. Même si de toute manière, ce n'est pas maintenant que je vais révolutionner des choses sur le bateau ou sortir de nouvelles idées du chapeau. Donc là, l'idée c'est d'être plutôt simple, efficace et focus surtout.
/t:r(unknown)/fit-in/1100x2000/filters:format(webp)/medias/6cOIUcKx8a/image/20260913_ImoAPPQ_RDR_Drone_HD_RomainMARIE_90_jpg11793090747227.jpg)
Vous avez déjà connu cette saison des courses très engagées en solitaire. Qu’avez-vous appris sur vous-même qui pourrait vraiment vous servir entre Saint-Malo et la Guadeloupe ?
Déjà, ça me donne justement de la confiance en moi et en mon bateau. Parce que c'est vrai que cette année, j'ai participé à la Vendée Arctique, donc je suis montée jusqu'au cercle polaire en solitaire. Forcément, c'est un terrain de jeu assez engagé au niveau du vent, qui pourra être un peu similaire à ce que je vais connaître au départ de Saint-Malo, parce qu'on sait qu'à ces dates, début novembre, ce sont plutôt des systèmes dépressionnaires, avec de la mer formée et des tempêtes qui passent.
Donc je sais que mon bateau a été éprouvé, que je le connais aussi, et que je me sens plutôt bien dans les tempêtes. Normalement, c'est plutôt une course sur laquelle on part dans des conditions rudes, mais qui font que s'assouplir au fur et à mesure. Pour finir avec le Graal à l'arrivée : c’est-à-dire les chaleurs qui augmentent, les vents alizés, donc plutôt portants, puis la Guadeloupe pour finir. Maintenant, je sais que mon bateau est taillé pour cette course et qu'il est assez robuste, surtout pour ce début qui va être un peu l'enjeu principal.
Vous avez un bateau qui peut jouer dans le peloton de tête en IMOCA, et vous restez sur une victoire sur la Rolex Fastnet Race. Pour cette première participation, vous fixez-vous un objectif assez haut au niveau du classement final ?
Déjà, ma priorité, c'est bien sûr de terminer et de ramener le bateau de l'autre côté, pour moi, l'équipe, le partenaire et l’association Petits Princes. Après, j'ai toujours été une mordue de compétition. Je suis quelqu'un qui va toujours avec le couteau entre les dents au moindre entraînement. Donc, forcément, à partir du moment où on met une ligne de départ et une ligne d'arrivée, j’y vais quand même pour la compétition. Je pense que c'est ce qu'il y a dans mes veines.
Je reste une grosse compétitrice, je ne peux pas prendre le départ d'une compétition sans me fixer d'objectif sportif. Et même si je ne veux pas être trop ambitieuse, parce que ça reste quand même mes débuts sur la Route du Rhum, si on doit parler chiffres, un top cinq, ce serait un très gros objectif. Cependant, il y a des fois où quelques places derrière le top cinq, mais avec la manière, de la bagarre et de la satisfaction personnelle, on reste dans un objectif positif.
Au moment de quitter Saint-Malo pour la première fois, à qui ou à quoi penserez-vous lorsque vous vous retrouverez seule à bord, face à l’Atlantique ?
Oh wow, à plein de choses, parce que je pense que le moment où ça y est, je serai toute seule, il y aura un bon coup de pression. Les premiers instants où je vais être toute seule, ça sera le départ, je serai vraiment focalisée dessus, il va y avoir une densité de bateaux, qui prennent le départ ou de bateaux spectateurs, qui va être monstrueuse.
Donc, je vais essayer de rester concentrée pendant quelques heures avant de commencer à réfléchir un peu au fait d'être enfin seule dans ce challenge. Quand on sera un peu plus loin des côtes, des risques et des dangers, je pense que j'aurai un petit sas de décompression où je penserai à mon équipe et à toutes les petites princesses et les petits princes que j'ai rencontrés ou que je rencontrerai ensuite, que je porte dans mes voiles et qui vont me donner cette force, justement, de me battre à tout moment pour traverser l'Atlantique.
/t:r(unknown)/fit-in/1100x2000/filters:format(webp)/medias/6cOIUcKx8a/image/20260914_ImoAPPQ_RDR_Onboard_HD_RomainMARIE_131_jpg11793100148297.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/300x2000/filters:format(webp)/filters:quality(100)/radios/alouette/images/logo.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/6cOIUcKx8a/image/Sans_titre__1_1793089182378-format1by1.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/6cOIUcKx8a/image/PHOTO___2026_10_26T170327_7981793030678221-format1by1.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/6cOIUcKx8a/image/Design_sans_titre__4_1732785972736-format1by1.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/6cOIUcKx8a/image/la_turballe1793093950202-format1by1.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/6cOIUcKx8a/image/christophe_mae_Mr_Brainwash1768486698397-format1by1.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/6cOIUcKx8a/image/cesson_rennes_match1772027038014-format1by1.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/6cOIUcKx8a/image/ducs_dangers_jeu1728565446801-format1by1.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/6cOIUcKx8a/image/FC_Nantes_Beaujoire_stade_foot_JulienRobin1677063818080-format1by1.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/https%3A%2F%2Fmedias.podcastics.com%2Fpodcastics%2Fepisodes%2F7671%2Fartwork%2Fhotel-calfornia-des-eagles-un-morceau-devenu-mythique-un-hit-une-histoire.png.85aa8d198858f095e0f38910961ee024.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/6cOIUcKx8a/image/Logo_R_ussite1732272458518.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/500x281/filters:format(webp)/medias/6cOIUcKx8a/image/Sans_titre__1_1793089182378-format16by9.png)
/t:r(unknown)/fit-in/500x281/filters:format(webp)/medias/6cOIUcKx8a/image/PHOTO___2026_10_26T170327_7981793030678221-format16by9.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/500x281/filters:format(webp)/medias/6cOIUcKx8a/image/Design_sans_titre__4_1732785972736-format16by9.png)