Brandt : un projet de reprise pour sauver 150 emplois à Orléans

Publié : 24 décembre 2025 à 12h34 par
Tom Briot - Journaliste

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Après la liquidation judiciaire du groupe Brandt mi-décembre, un projet de reprise porté par l’homme d’affaires Stephan Français redonne de l’espoir aux salariés du site d’Orléans.

Machine à laver de la marque Brandt
La marque Brandt a vu le jour en 1924.
Crédit : Capture d'écran | Facebook | Brandt

Un nouvel espoir se dessine pour le site Brandt d’Orléans, placé en liquidation judiciaire mi-décembre.

Un projet de reprise a été présenté ce mercredi par Stephan Français, homme d’affaires français et dirigeant de Thomson Computing, avec l’objectif affiché de maintenir une activité industrielle et de sauvegarder 150 emplois sur le site de Saint-Jean-de-la-Ruelle, dans l’agglomération orléanaise.

 

"Nous avons une solution de reprise"

"Aujourd'hui nous avons une solution de reprise, de redémarrage, de renouveau, (...) elle s'appelle Stephan Français", a déclaré le maire d'Orléans Serge Grouard, qualifiant le projet de "sérieux", même s'il présente une "part de risque", lors d'un point presse commun à la mairie d'Orléans.

"Il faut aller très vite pour relancer la machine, relancer la production, garder un coeur de salariés et garder le plus de clients possible" a-t-il conclu. 

 

"Si les résultats sont là, on embauchera"

Le site orléanais de Brandt, qui emploie actuellement environ 350 salariés, ne conserverait qu’une partie de ses effectifs en cas de reprise.

Attentif à la "maîtrise des coûts", M. Français a précisé que son projet commencerait avec "150 salariés" dès l'année prochaine. "Après, progressivement, si les résultats sont là, on embauchera", a-t-il affirmé, évoquant "jusqu'à 250 salariés sur un plan à cinq ans".

Le projet prévoit la poursuite d’une production d’électroménager, tout en y ajoutant une nouvelle activité orientée vers les produits électroniques.

 

La peur d'une désillusion? 

"On a hâte de voir les bases industrielles, sociales et financières" du projet, a réagi auprès de l'AFP le président de la région Centre-Val de Loire François Bonneau.

"Attention à ne pas faire d'annonces qui conduiraient demain à une nouvelle désillusion" pour les salariés, a-t-il néanmoins prévenu.

En effet, pour prendre vie, le projet de reprise du site d'Orléans de Brandt devra cependant être validé par le tribunal des activités économiques de Nanterre, celui-là même qui a prononcé la liquidation judiciaire de l'entreprise. 

 

 

Avec AFP