Cholet Basket : "Il faut se lâcher !"

2 octobre 2021 à 6h00 par Morgan Juvin

C'est jour de match pour Cholet Basket ! Les Choletais se déplacent ce samedi soir à Strasbourg pour la 1ère journée de Betclic Elite. Première rencontre de championnat pour le coach Laurent Vila, qui a succédé à Erman Kunter. Entretien.

Laurent Vila, nouveau coach de Cholet Basket
Laurent Vila, nouveau coach de Cholet Basket
Crédit: Alouette

C'est l'année du changement pour le club. Erman Kunter, coach emblématique, laisse sa place à Laurent Vila, ex-entraîneur de Pau. Lors d'un entretien pour Alouette, ce dernier fait le point sur les objectifs de saison, son effectif et le public Choletais qu'il attend avec impatience.

Pour Cholet Basket, 14ème l'année dernière, la reconquête de l'élite va débuter ce samedi à Strasbourg.

Quels sont les objectifs de Cholet Basket cette saison ?

Le premier objectif du club et de l’équipe, c’est vraiment de faire une bonne saison. Retrouver La Meilleraie avec nos supporters, nos partenaires et leur donner de la joie, du plaisir à nous voir jouer. De la satisfaction à nous voir gagner aussi. On sait que la saison sera difficile. On travaille dur pour être prêts dans ce début de saison pour progresser aussi sur l’ensemble de la saison. Ça, c’est le plan à long terme. Et bien sûr, assurer le maintien le plus vite possible.

Dans notre situation, par rapport au Championnat de France, il faut rester humble. On a vu qu’il y avait vraiment de très grosses équipes. Un championnat qui est en train de se densifier et qui va être un des meilleurs d’Europe. Ensuite, bien entendu, on a de l’ambition. On est tous des compétiteurs ici et on a envie de créer la surprise.

Vous êtes content de l’effectif cette saison ? Comment le sentez-vous ?

Il y a un bon équilibre entre les jeunes joueurs qui étaient ici sous contrat, issus de l’académie, qu’on veut valoriser. Et ensuite, les recrues avec un ensemble de talents et de maturité. Le groupe est vraiment intéressant sur les entraînements, sur les matchs que l’on fait. On a une bonne alchimie entre nous, une hiérarchie aussi dans le jeu. Pour l’instant, c’est intéressant de voir l’équipe évoluer à l’entraînement ou en match.

Ensuite, on sait que quand le championnat commence, où l’enjeu est différent, une forme de pression arrive, et c’est là où on voit le vrai visage des joueurs et le vrai visage de l’équipe. C’est à ce moment-là qu’on pourra aussi évaluer et réguler ce qui doit être mis en place pour être performant.

Vous avez quelle image du public Choletais ?

Je sais que c’est un public très connaisseur, qui a vraiment une connaissance du basket et du Championnat de France. Je sais aussi qu’ils sont exigeants sur l’énergie développée sur le terrain, l’envie de se battre, rien relâcher. C’est une région où il y a une valeur de travail très forte, et donc, ça correspond aussi à mes valeurs et ça correspond à ce qu’on met en place sur le terrain avec l’ensemble de l’équipe qui adhère. Je pense qu’on l’a déjà montré en pré-saison. Maintenant, il faut se lâcher aussi et donner tout ce que l’on a sur les premiers matchs de championnat pour montrer qu’on a envie de voyager à travers ce championnat avec ce caractère et ces valeurs.

 

Entraînement Cholet Basket
Crédit: Alouette

Comment voyez-vous les incertitudes sur le plan sanitaire cette saison ?

Les matchs vont être avec public, avec ou sans masque, à la limite, c’est une petite contrainte qu’il faut accepter pour remplir les salles. Je pense que ce qu’on a vécu est vraiment derrière nous, et qu’il faut, au contraire, être contents et heureux de pouvoir reprendre la compétition avec les supporters dans les salles, avec le bruit, avec ce qu’on a l’habitude de vivre et partager les émotions sans trop se prendre la tête sur ce qui pourrait arriver. Parce que sinon on ne vit plus et ce n’est pas l’intérêt.

Comment sentez-vous le match de samedi ?

Je pense qu’il faut avoir une approche du match où on n’a rien à perdre, dans le sens où il faut tout donner sur le match et on comptera à la fin. Parce qu’on est bien d’accord que les équipes changent, que ce soit Strasbourg ou notre équipe, et que les automatismes qu’on a besoin lors de la compétition quand ça joue très dur, on ne les aura pas tout de suite. En revanche, si on se bat plus que l’adversaire, à ce moment-là, on a la chance de gagner.

Et donc, c’est dans ce sens-là qu’il faut vraiment se préparer et être en capacité quand on rentre sur le terrain de se livrer dans le match, de s’engager et de faire vraiment ce qu’on ressent le mieux mais en faisant face à l’affrontement.

 

 

(Entretien retranscrit par Mikaël Le Gac)