Dry January : pourquoi un quart des Français tente l’expérience ?

Publié : 8 janvier 2026 à 10h58 par
Lola Marteau - Journaliste

Lola Marteau vous informe chaque jour sur alouette.fr.

Comme chaque année, le "Dry January" (mois de janvier sans alcool) revient en France. Plusieurs études expliquent l’engouement autour de ce défi qui séduit de plus en plus de participants.

De plus en plus de Français relève le défi du "Dry January", le mois sans alcool
De plus en plus de Français relève le défi du "Dry January", le mois sans alcool
Crédit : Illustration Envato - DR

Adieu les apéros alcoolisés et les fêtes de fin d’année bien arrosées. En 2026, près d’un quart des Français participe au Dry January. Ce sondage Yougov, réalisé pour Le HuffPost, indique également que 47% des 25-34 ans, soit presque un sur deux, affirmerait le faire.

 

Le Dry January, c’est quoi ?

Tout droit venu d’Angleterre, le Dry January consiste à ne plus consommer d’alcool en janvier. Après les abus des fêtes de fin d’année, cette campagne citoyenne a pour but de montrer les effets positifs de cette action, sur notre organisme.

L’inscription officielle à la campagne permet de recevoir un mail d’encouragement plusieurs fois par semaine. Des applications et groupes Facebook ont aussi été créés. Parmi les participants initiaux, 57% arrivent à ne pas consommer d'alcool pendant le mois.

 

Pourquoi relever le défi ?

L’étude "JANOVER", co-dirigée par le Service universitaire d’addictologie de Lyon, en 2024, met en avant les effets positifs de ce mois sans alcool.

  • 54% constatent une amélioration de leur bien-être mental
  • 42% se sentent mieux physiquement
  • 31% déclarent mieux dormir

Alors que la consommation d’alcool représente la deuxième cause de mortalité évitable en France, ce défi permettrait de modifier notre consommation en profondeur. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 58% des participants continuent de moins boire huit mois après janvier.

 

Un double profit ?

Ce défi, qui profite à notre santé, profite également à notre économie. Les caves sans alcool sont les grandes gagnantes, elles réalisent un chiffre d’affaires presque aussi important qu’en décembre, qui est déjà leur plus gros mois.

Un succès qui se prolonge tout au long de l’année : "On voit des personnes qui quelquefois débarquent en février ou en mars pour dire, j’ai loupé janvier, mais je fais quand même mon mois sans alcool", déclare au micro d'Alouette Sophie Bernaert, gérante et créatrice de la cave sans alcool "Qu’Importe l’ivresse" à Rennes.

Si vous êtes aux alentours de Saint-Nazaire et que vous souhaitez vous aussi tenter le défi, ce jeudi 8 janvier le Centre hospitalier de la ville vous ouvre ses portes. De 9h30 à 16h30, l’équipe d’addictologie est présente pour échanger avec vous et pourquoi pas vous aider à sauter le pas.