Festival de la BD d'Angoulême : la société 9ème Art+ lance une procédure en justice

Publié : 14h47 par
Romane Hocquet - Journaliste

Adrien Michaud vous informe en Poitou-Charentes et Gironde, chaque jour de 6h à 10h, en direct sur Alouette.

Lors d'une conférence de presse à Paris, ce jeudi 29 janvier, le patron de la société 9ème Art +, qui organise le festival de la bande dessinée d'Angoulême, a annoncé une assignation en justice. Franck Bondoux dénonce "la violation de ses droits".

ALOUETTE
Crédit : Facebook | Festival International de la bande dessinée d'Angoulême

Il n'avait pas pris la parole depuis l'annulation officielle du festival de la bande dessinée en décembre dernier. Franck Bondoux l'a fait ce jeudi 29 janvier, à l'occasion d'une conférence de presse à Paris.

Le patron de la société 9ème Art+ lance une procédure de justice contre l'ADBDA (Association pour le Développement de la Bande dessinée à Angoulême) qu'il accuse de "concurrence déloyale" et "parasitisme" pour récupérer la notoriété de l'événement, en changeant d'organisateur.

 

"Concurrence déloyale" et "parasitisme"

C'est justement l'ADBDA qui est chargé de trouver un successeur à Franck Bondoux pour la prochaine édition du festival, en 2027. Un appel à projet est ouvert jusqu'au 12 mars. Les résultats seront connus aux alentours de la mi-avril.

Un changement de méthode après la polémique de l'automne autour de la société 9ème Art+, accusée de dérives commerciales, d'opacité financière et surtout d'avoir licencié une salariée qui venait de porter plainte pour un viol en marge du festival.

 

"Je ne suis pas en train de m'accrocher à un fauteuil"

De son côté, Franck Bondoux dénonce "une prise de contrôle" et "une violation de nos droits" de la part de l'ADBDA. D'après le contrat signé, la société 9ème Art+ est encore en charge de l'organisation du festival jusqu'en 2027. Face aux journalistes, il admet toutefois que les prochaines éditions se dérouleront sûrement sans lui. "Je ne suis pas en train de m'accrocher à un fauteuil."

Franck Bondoux défend ainsi la "transmission" de l'événement, sur lequel "des gens ont travaillé pendant près de 20 ans. On ne peut pas tout jeter au caniveau !"

Le choix de la date de cette conférence de presse n'a pas été fait au hasard : c'est aussi aujourd'hui que démarre Le Grand Off dans les rues d'Angoulême. 150 événements et 500 auteurs sont annoncés jusqu'à dimanche. Un rendez-vous gratuit, organisé au pas de charge, en à peine deux mois, pour combler l'absence du festival de la BD, et des 200 000 visiteurs habituels.