Le Meilleur Pâtissier : « mon fils m’a inscrite à l’insu de mon plein gré ! »

7 octobre 2021 à 6h00 par Fabienne Lacroix

A 62 ans, l’ancienne députée écologiste de la Vienne, Véronique Massonneau est de retour sur le devant de la scène, mais cette fois à la télé, en tant que candidate de l’émission « Le meilleur Pâtissier » diffusé à partir de ce soir sur M6.

Véronique Massonneau, l'une des candidates de l'émission "Le Meilleur Pâtissier" saison 10 sur M6.
Véronique Massonneau, l'une des candidates de l'émission "Le Meilleur Pâtissier" saison 10 sur M6.
Crédit: Marie ETCHEGOYEN/M6

Coup d’envoi ce jeudi soir de la dixième édition du « Meilleur Pâtissier » sur M6. Parmi les candidats cette année, Paul-Henri, un Vendéen de 26 ans, Anne-Loup, une étudiante rochelaise de 21 ans et la doyenne, Véronique Massonneau, domiciliée dans la Vienne à Naintré. A 62 ans, cette ancienne députée écologiste s’est lancée dans l’aventure, qui lui a permis de rencontrer des gens formidables et de parfaire sa technique culinaire. Entretien.

Pourquoi vous êtes-vous lancée dans cette aventure ?

C’est mon fils qui m’a inscrite à l’insu de mon plein gré (rires). Je suivais l’émission depuis longtemps, mais moi personnellement, je n’avais pas spécialement pensé m’inscrire. J’ai eu le casting et je me suis prise au jeu.

Vous vous sentiez assez légitime pour y participer ?

Aux yeux de mon fils, j’étais très douée mais les yeux de l’amour ne sont pas toujours très objectifs (rires). Oui, j’avais progressé mais il faut se mesurer à d’autres candidats et ce n’est pas facile de connaître vraiment son niveau. Autour de moi, mes amis et mes proches trouvaient ça formidable mais je peux encore progresser évidemment.

Le niveau de l’émission ne vous a pas fait peur ?

Je suis parfois inconsciente (rires). Après tout, j’ai été sélectionnée. Ce n’est quand même pas donné à tout le monde. C’était une aventure assez extraordinaire. Je crois qu’on était plus de 10 000 au départ, donc malgré tout, on se dit qu’on a une petite chance.

Comment s’est passé le tournage ?

L’équipe qui nous entourait était extraordinaire. On est devenu très copains entre candidats, c’était sympathique. Le soir quand on se retrouvait tous ensemble après le tournage, on se racontait des anecdotes, on essayait de se connaître un peu plus, on a vraiment beaucoup ri, beaucoup discuté... Il y avait quelques gais lurons dans l’équipe (rires), notamment Nicolas, un camionneur qui est absolument exceptionnel et qui nous a fait beaucoup rire avec son accent ch’ti du Nord. Je trouve que les profils étaient incroyables. C’est pour ça que l’émission marche aussi. Ce sont des gens qui ont une personnalité, qui ont plein de choses à apporter à cette émission. Quant au tournage, c’était impressionnant ! Beaucoup de techniciens, beaucoup de personnel autour de nous... Beaucoup de prises parfois aussi mais c’était bon enfant et dans un cadre exceptionnel. C’était vraiment très chouette.

Avez-vous échangé quelques recettes et quelques techniques avec les autres candidats ?

Oui, parce qu’on a des moments d’attente, donc, on échange beaucoup les petits trucs des uns et des autres. Parfois, ça vous fait avancer, parfois, ça vous stresse, parce qu’il y en a qui étaient vraiment très forts. Il y a des choses que je ne savais pas faire (rires). Encore aujourd’hui, on est tous sur Instagram et sur d’autres réseaux. On s’échange nos recettes, nos adresses… Il y en a même un qui nous a envoyé des promotions d’un catalogue très connu d’accessoires de pâtisserie (rires). Le concours fait progresser parce qu’on s’entraide et qu’on essaye d’être au top.

Comment s’est passée votre rencontre avec Cyril Lignac ?

Cyril est très accessible. Cyril, Mercotte et Marie (Portolano, la présentatrice de l’émission) vous mettent à l’aise. Je trouve leurs jugements et leurs décisions très justes. Ils prodiguent des conseils, ils ont toujours de l’humour pour détendre l’atmosphère. Ils ne sont pas là pour vous casser, c’est une émission très bienveillante.

Dans « Le Meilleur Patissier », les images montrent souvent le stress des candidats pour finir leur recette à temps. L'avez-vous ressenti également ?

Oui, je peux vous le dire (rires). On n’est pas chez soi, on n’a pas notre matériel, tout est un peu éparpillé parce qu’on est nombreux. Les frigos et les congélateurs étaient aux extrémités, on ne connaît pas le fonctionnement du four… La première épreuve, on galère ! Et on n’a que deux heures, donc, je vous assure que ce n’est pas du chiqué. Il y en a qui sont tellement pros qu’ils y arrivent, qui arrivent à sortir une belle tarte même avant l’heure de la fin de l’épreuve. Moi, j’ai toujours été ric-rac (rires).

Que retenez-vous de cette aventure ?

L’expérience humaine déjà, elle est exceptionnelle. C’est la première chose qui me vient en tête parce que c’était vraiment de superbes rencontres. Un petit peu de frustration aussi, parce que je me dis que j’aurais pu faire certaines choses différemment. Mais aucun regret, je suis tellement contente de l’avoir fait, d’y avoir participé et d’avoir connu tous ces gens.

Quand est née votre passion pour la pâtisserie ?

Avant j’étais députée, et après avoir été battue aux législatives en 2017, tout d’un coup j’ai eu beaucoup de temps (rires). L’inactivité m’a vraiment tétanisée et j’étais déjà très fidèle de l’émission. Je regardais la télé et j’avais l’impression d’être en osmose avec les candidats. Et je m’y suis mise ! J’achetais des livres, des revues, des bouquins… J’ai même participé à une matinée dans une école de pâtisserie. J’ai commencé à faire ça de manière plus soignée et sophistiquée. Et j’y ai pris goût !