"On ne peut pas laisser cette ligne fermer" : élus et usagers se mobilisent pour sauver leur train
/t:r(unknown)/filters:format(webp)/authors/nkd8jDrkez.png)
Laura Vergne vous donne rendez-vous sur Alouette et alouette.fr pour des reportages au plus près de vous !
Menacée de fermeture, la ligne ferroviaire entre Les Sables-d'Olonne et Saumur inquiète. Ce mercredi 4 novembre, élus et représentants des deux Régions se sont réunis à Bressuire pour trouver une solution. Le chantier pourrait coûter plus de 170 millions d'euros.
/t:r(unknown)/fit-in/1100x2000/filters:format(webp)/medias/6cOIUcKx8a/image/Gare_de_Bressuire___LV_Alouette_DR1793807896207.png)
Plus de voyageurs, mais des trains qui risquent de disparaître. C'est tout le paradoxe de cette ligne ferroviaire qui traverse la Vendée, les Deux-Sèvres et le Maine-et-Loire. Des Sables-d'olonne à Saumur, en passant par Chantonnay, Bressuire et Thouars, les rails vieillissent. Les trains ralentissent, accumulent les retards et subissent parfois des suppressions. Pourtant, la fréquentation a progressé de 5,5 % au premier semestre 2026, selon les données communiquées par la Région Nouvelle-Aquitaine à l'association Les Usagers du Train Nord Poitou.
Face à l'urgence, les élus locaux ont décidé de faire front commun. À l'initiative d'Emmanuelle Ménard, maire de Bressuire, une réunion s'est tenue ce mercredi 4 novembre. Autour de la table : élus des Pays de la Loire et de Nouvelle-Aquitaine, représentants de l'État et de SNCF Réseau.
"Ça fait 100 ans qu'il n'y a pas eu de rénovation lourde"
Le constat est préoccupant. La ligne est tellement dégradée que son avenir est désormais incertain. "Ça fait 100 ans qu'il n'y a pas eu de rénovation lourde", déplore Christophe Béalu, président de l'association Les Usagers du Train Nord Poitou. Selon lui, les trains devraient normalement pouvoir circuler à 100 km/h. Mais l'état des voies impose aujourd'hui des ralentissements, 60 km/h. Traverses, rails, végétation… Les infrastructures nécessitent d'importantes interventions. Les épisodes de fortes chaleurs ont également accentué leur fragilité.
"Si on ne fait pas les travaux d'urgence, la ligne finira par fermer parce que les conditions de sécurité ne seront plus assurées", prévient Romain Bossis, maire de La Roche-sur-Yon.
Pour les élus, l'urgence est donc d'éviter une interruption du trafic. Deux millions d'euros par an seraient nécessaires pour maintenir la ligne en circulation. Mais ces interventions ne suffiraient pas à régler durablement le problème, " c'est mettre des pansements, au lieu de soigner," lance Christophe Béalu.
/t:r(unknown)/filters:format(webp)/radios/alouette/pagesImages/aztVNJpNrq/NG3uqI5HX8.png)
Roch Brancour, vice-président de la Région Pays de la Loire, chargé des transports, à Bressuire - Alouette DR
"C'est comme verser de l'argent dans un puits sans fond"
Combien faudrait-il débourser pour sauver définitivement cette liaison ferroviaire ? Plus de 170 millions d'euros, selon Roch Brancour, vice-président de la Région Pays de la Loire chargé des transports. Une somme considérable pour les deux Régions, qui financent déjà des travaux d'urgence depuis plusieurs années.
"Nous faisons appel à l'État car même avec les moyens des deux régions, l'argent ne suffit pas", explique l'élu régional.
Les Pays de la Loire et la Nouvelle-Aquitaine se disent prêts à poursuivre les travaux provisoires. Mais ils réclament désormais une perspective de rénovation durable. "C'est comme verser de l'argent dans un puits sans fond", résume Roch Brancour. L'objectif des élus locaux est d'obtenir deux millions d'euros dès 2027, le temps de préparer une rénovation complète. Pour débloquer la situation, tous se tournent vers le gouvernement. Un courrier commun a déjà été adressé au ministre des Transports le 20 juillet dernier.
"À date, on n'a pas de retour", regrette Romain Bossis.
Les élus comptent désormais demander une rencontre avec le ministre Philippe Tabarot lors du Congrès des maires, fin novembre à Paris. Présente à la réunion, la préfète des Deux-Sèvres a promis, selon Emmanuelle Ménard, de transmettre les demandes des élus au gouvernement. Elle a toutefois quitté les lieux à l'issue des échanges, sans répondre aux questions des journalistes. Aucun nouvel engagement financier de l'État n'a donc été annoncé à l'issue de cette réunion.
"Il n'y a pas que les TGV dans la vie"
Derrière ces millions d'euros, c'est aussi le quotidien des habitants qui se joue. Salariés, lycéens, étudiants… La ligne permet de rejoindre les établissements scolaires, les entreprises et les grandes villes voisines. Elle dessert également des territoires ruraux où les alternatives à la voiture restent limitées.
"On a plutôt le sentiment qu'on va à deux vitesses. C'est-à-dire qu'il y a la ruralité et il y a l'urbain", regrette Isabelle Moinet, maire de Chantonnay.
Pour sa commune, cette liaison est particulièrement importante. Elle permet notamment de rejoindre La Roche-sur-Yon pour travailler ou étudier. La ligne possède aussi une dimension touristique, avec le célèbre "Train des plages" reliant Saumur aux Sables-d'Olonne. Depuis Bressuire, les voyageurs peuvent également rejoindre Tours et poursuivre vers d'autres destinations. Christophe Béalu voit encore plus loin. Selon lui, une rénovation pourrait permettre de développer le transport de marchandises par train, aujourd'hui absent de cette liaison en raison de son état.
"Il n'y a pas que les TGV dans la vie, il y a aussi les TER", insiste le président de l'association.
La réunion de Bressuire n'a donc pas permis de boucler le financement. Mais les élus veulent maintenir la pression. "Maintenant, on va arrêter de se réunir. Et on veut trouver des solutions ensemble", lance Isabelle Moinet, qui n'exclut pas une mobilisation des habitants. Reste désormais à savoir si l'État acceptera de participer au sauvetage de cette ligne. Et surtout, si les financements arriveront avant que son état n'impose de nouvelles restrictions de circulation.
/t:r(unknown)/fit-in/300x2000/filters:format(webp)/filters:quality(100)/radios/alouette/images/logo.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/6cOIUcKx8a/image/don_sang1655110369081-format1by1.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/6cOIUcKx8a/image/PHOTO___2026_11_04T103456_9021793784961797-format1by1.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/6cOIUcKx8a/image/commerce_vandalise_tours1793181268247-format1by1.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/6cOIUcKx8a/image/infos_a_la_une_web1757582905555-format1by1.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/6cOIUcKx8a/image/heritage_goldman1793626803998-format1by1.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/6cOIUcKx8a/image/MicrosoftTeams-image1644216230237-format1by1.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/6cOIUcKx8a/image/3000_WEB1793357974455-format1by1.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/6cOIUcKx8a/image/Defi_du_jour_WEB1793100009122-format1by1.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/https%3A%2F%2Fmedias.podcastics.com%2Fpodcastics%2Fepisodes%2F7671%2Fartwork%2Fhotel-calfornia-des-eagles-un-morceau-devenu-mythique-un-hit-une-histoire.png.85aa8d198858f095e0f38910961ee024.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/6cOIUcKx8a/image/Logo_R_ussite1732272458518.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/500x281/filters:format(webp)/medias/6cOIUcKx8a/image/don_sang1655110369081-format16by9.png)
/t:r(unknown)/fit-in/500x281/filters:format(webp)/medias/6cOIUcKx8a/image/PHOTO___2026_11_04T103456_9021793784961797-format16by9.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/500x281/filters:format(webp)/medias/6cOIUcKx8a/image/commerce_vandalise_tours1793181268247-format16by9.png)