Limoges : les agents municipaux installés dans des bureaux "temporaires" moins de trois semaines après l'incendie de l'Hôtel de ville
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Thierry Matonnat vous informe en Haute-Vienne et en Creuse, chaque jour de 6h à 10h, en direct sur Alouette.
Après l'incendie qui a lourdement endommagé l'Hôtel de ville le 17 octobre, il a fallu agir vite. En moins de trois semaines, la Ville de Limoges a organisé le transfert de ses agents vers de nouveaux locaux, dans l'ancienne caserne Beaublanc. Un déménagement mené au pas de course, auquel les personnels ont largement contribué. Pour le maire, Guillaume Guérin, cette mobilisation mérite d'être saluée.
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Il fallait trouver des bureaux, déplacer les équipes, réinstaller les équipements et surtout permettre aux services municipaux de continuer à fonctionner. Le tout en quelques jours. Après l'incendie de la mairie, le 17 octobre dernier, la Ville de Limoges s'est retrouvée face à un chantier d'urgence : reloger quelque 250 agents qui travaillaient dans l'Hôtel de ville ravagé par les flammes.
Moins de trois semaines plus tard, une bonne partie du chemin est déjà parcouru. Ce mercredi 4 novembre, les agents ont pris possession de leurs nouveaux locaux dans l'ancienne caserne Beaublanc. L'installation se déroule sous la houlette du directeur général des services, Philippe Bombardier.
Les équipes prennent progressivement leurs marques dans ces 2 500 m² de bureaux. Le transfert doit être achevé autour du 10 novembre. Après deux semaines de dispersion sur différents sites, les agents vont pouvoir se retrouver dans un même lieu et reprendre leurs habitudes de travail. Un point loin d'être anecdotique pour préserver les liens entre collègues et la cohésion des services.
"Des grands professionnels au service du public"
Le maire ne cache pas sa reconnaissance envers les personnels municipaux. Dans cette période particulièrement difficile, il tient à souligner leur engagement et leur capacité à faire face à l'imprévu. "Les agents territoriaux de la ville de Limoges ont été extrêmement combatifs, courageux et résilients face à l'adversité. Ce sont de grands professionnels au service du public", insiste-t-il.
Dès le lendemain de l'incendie, les premiers transferts avaient été organisés. L'état civil avait notamment rejoint la mairie annexe de Beaubreuil, tandis que le service funéraire était installé sur le site de Babeuf. Le guichet unique avait, lui aussi, pu reprendre rapidement son activité moins de 48 heures après l'incendie.
Pour Guillaume Guérin, cette mobilisation est aussi l'occasion de rappeler le rôle des agents dans le fonctionnement quotidien de la collectivité. "Je ne laisserai personne critiquer les fonctionnaires municipaux de Limoges au regard de la résilience dont ils font preuve", affirme-t-il.
La Ville a également pu compter sur la solidarité d'autres collectivités et d'entreprises. Le Département, la Région et plusieurs acteurs privés ont proposé des espaces et du mobilier pour accueillir temporairement les équipes. Une aide précieuse pour organiser le relogement dans des délais aussi courts.
80% de la reconstruction pris en charge par l'État
Reste maintenant le dossier de la reconstruction. Et le chantier s'annonce conséquent. La municipalité indique avoir obtenu un engagement de l'État pour financer 80% du montant des travaux, grâce à un dispositif inspiré de celui mis en place après l'incendie de Notre-Dame de Paris. Le classement de l'ensemble du bâtiment au titre du patrimoine doit permettre cette prise en charge par le ministère de la Culture.
Les 20 % restants devront être couverts par les assurances, les dons et la Fondation du patrimoine. Une collecte de solidarité a d'ailleurs été lancée après le sinistre. Elle frôle les 1 400 000 euros. Les dons viennent de plus d'une trentaine de pays. Certaines entreprises souhaient également apporter leur soutien par du mécénat souligne Jérémie Eldid, le premier adjoint au maire de Limoges.
Sauvegarder le bâtiment
"Mais avant de reconstruire, il faut d'abord sécuriser", explique la maire. Les premiers travaux de curage ont commencé. Les deux cheminées qui menaçaient de s'effondrer ont été consolidées. D'autres interventions doivent permettre de renforcer la façade et de protéger le bâtiment des intempéries. La municipalité espère achever ces opérations d'ici à la fin de l'année 2026, ou au plus tard en janvier 2027.
Malgré les dégâts, une partie de l'édifice a résisté. Les vitraux sont intacts, les murs ont tenu et certains espaces, comme les bureaux des adjoints, ont principalement été touchés par les eaux utilisées pour éteindre le feu.
Retrouver l'Hôtel de ville durant le mandat
En attendant, la municipalité doit aussi trouver de nouveaux repères pour sa vie institutionnelle. Des discussions sont en cours avec la préfecture pour y organiser les prochains conseils municipaux, dans une salle suffisamment équipée pour accueillir les élus, le public et la presse.
Le retour dans les murs historiques ne se fera pas du jour au lendemain. Mais le maire veut croire à une reconstruction dans le temps du mandat. "Durant le mandat, nous retrouverons notre Hôtel de ville, aussi beau et sans doute plus fort que ce qu'il était avant l'incendie", promet Guillaume Guérin.
D'ici là, les agents ont déjà relevé une première partie du défi. En quelques semaines, ils ont dû changer de lieu de travail, revoir leur organisation et continuer à répondre aux besoins des habitants. À Beaublanc, une nouvelle page s'ouvre pour les services municipaux, avec une priorité : retrouver un fonctionnement aussi normal que possible.
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