Dans le Maine-et-Loire, les agressions sexuelles d’un moniteur d’auto-école

Publié : 12h32 par
Laura Vergne - Journaliste reporter

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Le tribunal correctionnel d’Angers a condamné, ce jeudi 22 janvier, un ancien moniteur d’auto-école du Maine-et-Loire. Il a été reconnu coupable d’agressions sexuelles sur plusieurs dizaines de jeunes élèves mineures.

L’ancien moniteur d’auto-école a été condamné à 1 an de prison ferme
L’ancien moniteur d’auto-école a été condamné à 1 an de prison ferme
Crédit : Alouette DR | Image d'illustration avec utilisation de l'IA

Elles étaient mineures, lui était moniteur. Elles se sont retrouvées piégées dans une voiture. Seules face à lui. Ce jeudi 22 janvier, une dizaine de jeunes femmes ont pris la parole au tribunal correctionnel d’Angers, relate Ouest-France. L’homme qu’elles accusent a 36 ans. C’est un ancien moniteur d’auto-école à Sèvremoine, près de Cholet. Il a été condamné à cinq ans de prison, dont quatre avec sursis. Les faits se sont déroulés entre 2015 et 2021, lors de leçons de conduite.

 

Une emprise installée dès les premières minutes

Le scénario, toujours le même. Des questions intimes. Trop tôt. Trop directes. Puis les gestes. Sous couvert de pédagogie, le moniteur ajustait un siège, une ceinture. Sa main s’attardait, trop longtemps sur les cuisses, la poitrine, les épaules, les cheveux, l’entrejambe. Une mécanique répétée et méthodique. Selon les éléments évoqués à l’audience, l’homme exploitait sa position d’autorité. Celle d’un adulte professionnel, face à des adolescentes mineures, souvent sidérées, incapables de réagir.

 

La voiture, un espace clos

À l’intérieur du véhicule, il n’y avait pas d’échappatoire. Vingt-cinq victimes mineures se sont constituées parties civiles. Huit autres jeunes femmes, majeures au moment des faits, ont également témoigné. Les agressions les concernant étaient prescrites, précise Le Courrier de l’Ouest. Plusieurs victimes ont décrit un même sentiment d’enfermement. La peur. La paralysie. Le silence imposé par la solitude et la surprise. Certaines expliquent avoir modifié leur tenue vestimentaire. D’autres racontent avoir redouté une réaction violente si elles s’opposaient.

 

Une culpabilité reconnue, une peine aménagée

À la barre, le prévenu a reconnu les faits. Partiellement et tardivement. Ses explications ont peiné à convaincre. Le président du tribunal a évoqué une organisation précise, des stratégies mises en place pour satisfaire des pulsions sexuelles. Le tribunal a retenu l’abus d’autorité et la répétition des agressions. En plus de la peine de prison, le moniteur a interdiction définitive d’exercer une activité en lien avec des mineurs. Il devra également indemniser les victimes.