"Un musée avec des pièces récupérées" : La Tremblade prépare la fin de vie du phare de la Coubre

Publié : 15h43 par
Romane Hocquet - Journaliste

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Cet emblème de la Charente-Maritime, grignoté par l’érosion, va être démantelé. La commune de La Tremblade espère garder une partie des 250 000 visiteurs annuels. Un conseil municipal se tient ce mercredi 2 septembre pour mettre en place un plan stratégique.

Phare de la Coubre
La ville de La Tremblade espère exploiter le phare de la Coubre jusqu'en 2030.
Crédit : Phare de la Coubre

24 petits mètres : c'est la distance qui sépare la mer, à 144m du phare, de la ligne d'alerte : celle-ci est fixée à 120m pour la sécurité du monument situé sur le littoral de la Charente-Maritime. Si l'érosion franchit ce seuil, il y a un risque de pollution des sols et d'infiltration en sous-sol qui mettrait en péril la stucture du phare.

 

Démantlèment validé par l'État

"Vous avez une progression de l'érosion d'environ 2m par an", indique Jean-Pascal Desplaces, le maire de la Tremblade. Le calcul est rapide : d'ici une bonne dizaine d'années, l'érosion aura probablement eu raison du phare de la Coubre. "On ne peut pas avoir de calendrier précis", tempère l'élu. Certes, les tempètes accélèrent aussi l'érosion. Cela donne en tout cas une idée de l'espérance de vie du phare de la Coubre, emblème de la Côte Sauvage. Son feu principal est visible à plus de 50 kilomètres.

Son démantèlement a été acté par la Direction interrégionale de la mer Sud Atlantique (l'État est propriétaire du phare). Le géant de 64 mètres de haut - l'un des plus hauts de France - est aussi menacé par le recul de la dune, à l'arrière de l'un des bâtiments. "C'est inéluctable, il faut se rendre à l'évidence !" Impossible d'envisager de déplacer le phare, "bien trop coûteux", répond l'élu. 

 

250 000 visiteurs ... en moins pour la Tremblade

Le phare attire 250 000 visiteurs chaque année dans ce secteur : la ville de La Tremblade est la première à en profiter. D'ailleurs, depuis que sa disparition est médiatisée, le monument bat des records de fréquentation, comme vous le racontait Alouette en août 2025. "Cela génère pour nous des retombées touristiques et économiques."

 

Un musée avec des souvenirs du phare ?

La municipalité réfléchit désormais à un plan stratégique pour la fin de vie du monument. C'est l'objet du conseil municipal organisé mercredi 2 septembre. "On pourrait essayer de faire un musée avec toutes les pièces du phare qu'on aura récupérées, mais rien n'est acté", indique Jean-Pascal Desplaces.

La ville de la Tremblade possède une autorisation d'occupation du phare jusqu'en 2030. Impossible de savoir s'il faudra, ou non, quitter les lieux avant.