A la Fonderie de Bretagne (Renault), ouverture d'un CSE sous tension

29 mai 2020 à 6h54 par Fabienne Lacroix

Un comité social et économique (CSE) potentiellement crucial pour la survie de la Fonderie de Bretagne (FDB), qui appartient à Renault, avec près de 400 emplois en jeu, s'est ouvert vendredi sous haute tension à la sous-préfecture de Lorient.

ALOUETTE
La Fonderie de Bretagne emploie 385 salariés à Caudan.
Crédit: Site Internet | groupe Renault.com

"Allez les gars, on lâche rien !" ont lancé des militants de la CGT lorsque les grilles de la sous-préfecture se sont ouvertes pour l'entrée des délégués syndicaux dans les locaux. Environ 200 personnes étaient présentes dès le petit matin devant le bâtiment avec des drapeaux bretons et de la CGT.

"Il suffit de pas grand-chose pour que ça parte en +live+...Il faut que ça se décante rapidement", a expliqué Christophe, employé depuis 30 ans à la Fonderie de Bretagne à Caudan, à une quinzaine de minutes de Lorient.

Elu au CSE, Eric Blanchier (CGT) a expliqué à l'AFP être "confiant" avant cette réunion potentiellement décisive.

"Je reste persuadé que Renault va nous garder et ne va pas nous lâcher : on a le savoir-faire, l'outil de travail neuf, il nous faut juste des marchés. Il y a eu entre 120 et 130 millions d'investissements ces dix dernières années", a-t-il dit.

La réunion a débuté vers 8H15, en présence de la direction de l'usine et une dizaine de représentants syndicaux, mais en l'absence du sous-préfet.

Jeudi soir, un plan d'économies du constructeur automobile a été présenté aux organisations syndicales lors d'un comité central social et économique (CCSE) du groupe. Le projet prévoit "une revue stratégique du système de fonderie-fonte en France", qui concerne l'avenir de la FDB, selon une source syndicale.

Implantée depuis 1965 à Caudan, la Fonderie de Bretagne, reprise en 2009 par Renault, produit des pièces de fonderie brutes et usinées pour l'industrie automobile, selon le site internet du groupe automobile. La FDB est l'héritière d'une tradition métallurgique dans le Morbihan, avec les forges d'Hennebont au XIXe, destinées à la fabrication des tôles d'acier imprimées pour les conserveries de Bretagne et de France, notamment les produits de la mer.

(avec AFP)