Affaire Mounia Haddad : peines confirmées en appel

13 novembre 2019 à 7h04 par Arnaud Laurenti

L'élue de Saint-Pierre-des-Corps avait été enlevée et séquestrée par des membres de sa famille en juillet 2018 pour l'empêcher de suivre son mari.

ALOUETTE
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La Cour d'appel d'Orléans a confirmé mardi la condamnation prononcée en première instance à l'encontre du père, des oncles et du frère de la conseillère départementale d'Indre-et-Loire.

Un pourvoi en cassation

Le père de la victime, condamné à 4 ans de prison dont 18 mois avec sursis, a annoncé son intention de se pourvoir en cassation, par l'intermédiaire de son avocat. Dans les colonnes de La Nouvelle République, ce dernier évoque l'inquiétude de son client vis-à-vis du changement de comportement de sa fille, la décrivant comme "radicalisée" en raison de sa rupture avec ses amis, sa famille et son travail ainsi que son changement de comportement.

Le refus de Mounia Haddad de se plier à la tradition familiale (et notamment une tentative de mariage forcé en Algérie en 2018) a poussé son père et ses oncles à poursuivre la jeune femme dans les Alpes-Maritimes, où elle réside avec son compagnon. Ces derniers l'emmènent de force à Saint-Pierre-des-Corps et la retiennent au domicile familial contre sa volonté. C'est la géolocalisation de son portable qui permettra aux policiers d'intervenir rapidement.

Le frère de l'élue a lui aussi été condamné pour menaces de mort. La petite soeur de l'élue écope de 4 mois de prison pour avoir facilité la localisation de Mounia Haddad en violant le secret bancaire.