Cancers pédiatriques : pas de "cluster" à Sainte-Pazanne selon l'ARS

23 septembre 2020 à 7h53 par Arnaud Laurenti

Selon Santé Publique France, qui s'appuie sur les données recueillies, il n'y aurait pas plus de cancers pédiatriques dans le secteur de Sainte-Pazanne qu'ailleurs en Loire-Atlantique. Une conclusion qui a du mal à passer auprès du collectif de parents.

ALOUETTE
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Dans un communiqué diffusé mardi soir, l'Agence Régionale de Santé des Pays de la Loire explique que "malgré les efforts déployés, il n'a pas été possible d'identifier une cause commune pouvant expliquer la survenue de cancers pédiatriques sur le secteur de Sainte-Pazanne".

"Surveillance active"

Santé Publique France a mené une étude "de la distribution géographique des cancers pédiatriques en Loire-Atlantique entre 2005 et 2018" afin de mettre en perspective le secteur de Sainte-Pazanne avec le reste du département. Une analyse statistique qui a conclu "à l'absence de risque anormalement élevé de cancers pédiatriques" dans le secteur de la commune par rapport au reste de la Loire-Atlantique. Plus largement, l'étude n'a pas montré "la présence significative et persistante de regroupement de cancers de l'enfant sur le département".

Dans son communiqué, l'Agence Régionale de Santé a toutefois décidé de maintenant la surveillance des cancers pédiatriques sur le département et la tenue d'un registre.

Une campagne de mesures de pesticides dans l'air extérieur, dans le secteur de Sainte-Pazanne, va par ailleurs être lancée et durer 1 an. L'ARS et la Communauté d'agglomération de Pornic ont par ailleurs prévu d'élaborer un "contrat local de santé" (CLS) afin d'améliorer la qualité de l'air et sensibiliser l'ensemble des acteurs.

Des travaux de recherche sur les origines et les causes des cancers pédiatriques "se poursuivent au niveau national" précise par ailleurs l'ARS. Selon le directeur de l'agence, près de 1 800 nouveaux cas de cancers pédiatriques sont déclarés chaque année.