Charente-Maritime : un maire s’oppose aux anglicismes et refuse un « Orange truck »

7 novembre 2019 à 7h39 par Nicolas Mezil

Il ne veut pas de mots anglais, ces anglicismes, dans sa commune. En Charente-Maritime, le maire de Marennes-Hiers-Brouage a refusé la venue d’un camion de l’opérateur Orange dans le cadre d’une démarche commerciale. En cause : le nom de cette opération : « Orange Truck ».

ALOUETTE
Un camion "Orange Truck"
Crédit: Orange IDF (Twitter)

C’est alors que la 10ème édition du Festival des cultures francophones démarrait ce mercredi dans sa commune que le maire Mickaël Vallet s’est fendu d’un courrier au PDG d’Orange, Stéphane Richard.

Parce que la fibre optique sera déployée dans quelques mois dans la commune, Orange avait prévu d’implanter pendant plusieurs jours son dispositif itinérant par lequel l’opérateur s’adresse aux habitants d’une commune pour les convaincre de s’abonner à ses services.

Dans son courrier, le maire a suggéré à l’opérateur de rebaptiser l’opération « Orange Truck » en « Camion Orange » ou « Boutique mobile ».

La Banque Postale et Enedis aussi pointés du doigt

Mickaël Vallet a indiqué qu’il ne délivrerait pas d’arrêté municipal pour permettre à « l’Orange truck » de stationner sur le domaine public. Il affirme que l’opérateur « manque de respect envers les habitants de sa commune et envers la loi [Toubon de 1994, ndlr] en nourrissant volontairement des agressions contre notre langue commune ».

Et ce n’est pas la première fois que le maire de Marennes-Hiers-Brouage dénonce l’usage d’anglicismes. Il avait déjà pointé du doigt Enedis avec son compteur Linky. Et il s’en était déjà pris à La Banque Postale sur Twitter, au sujet du nom de sa filiale « Ma French Bank ».