Coronavirus : des malades supplémentaires transférés d'Ile-de-France vers le Grand Ouest

2 avril 2020 à 6h35 par Arnaud Laurenti

Une centaine de patients atteints du coronavirus sont transférés hors d'Île-de-France depuis mercredi après-midi afin de libérer de la place dans les hôpitaux de Paris et de sa région, arrivés à saturation, selon l'Agence Régionale de Santé.

ALOUETTE
Crédit: Twitter | EtatMajorFR

"On va faire partir près de 100 patients de l'Île-de-France vers d'autres régions", a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'ARS mercredi soir. Selon l'Agence Régionale de Santé, ces évacuations, réalisées par hélicoptère, ont débuté mercredi vers 17H00 et devaient se poursuivre toute la nuit, jusqu'à jeudi midi.

Angers, Cholet, Nantes, Tours

Les malades, évacués "par groupe de deux ou trois" personnes, seront transférés dans des hôpitaux du Centre-Val de Loire, de Normandie et des Pays de la Loire, a précisé le porte-parole.

En Île-de-France, "on est arrivé à saturation, on est au plafond. Donc il faut qu'on récupère encore des lits, parce que les patients continuent d'arriver", a-t-il insisté.

Selon l'ARS, 2.200 lits étaient disponibles mardi soir pour des patients souffrant du Covid-19. Mais les malades ont continué d'arriver toute la journée de mercredi, obligeant les hôpitaux concernés à s'organiser pour trouver de nouvelles places.

Outre la centaine de lits libérés grâce au transfert de patients vers des hôpitaux de l'ouest de la France, l'ARS espère ouvrir rapidement 200 lits supplémentaires dans les hôpitaux franciliens.

"Ce qui nous fait le plus défaut pour ouvrir des nouveaux lits aujourd'hui, c'est le personnel", et notamment des médecins et infirmiers anesthésistes-réanimateurs, a précisé le porte-parole de l'ARS.

"Nous avons donc fait un appel à la solidarité nationale, en demandant des renforts auprès des autres ARS", a-t-il ajouté, disant espérer l'aide de "plusieurs dizaines de médecins" et de "plusieurs centaines" d'infirmiers et aides-soignants.

Plusieurs TGV médicalisés ont déjà assuré des transferts depuis le Grand-Est et l'Ile-de-France vers les Pays de la Loire, la Bretagne et la Nouvelle-Aquitaine ces derniers jours

(avec AFP)